Irié Lou Gohi Brigitte, grammairienne: “la récréation des fautes de grammaire et d’orthographe est terminée!”

1 an

L’enseignante-chercheuse, docteure en grammaire normative prescriptive ( c’est à dire ce qu’on dit, ce qu’on ne dit pas, ce qu’on écrit, ce qu’on n’écrit pas) continue sa croisade contre les erreurs langagières dans l’institution éducative ivoirienne.

Elle est en pleine promotion de ses ouvrages de référence: “ La grammaire française de l’oral, difficultés majeures: tomes 1,2,3,4 et 5. Pour la grammairienne, avec ces manuels qui sont désormais recommandés dans l’Education nationale, on ne saurait tolérer les discours elliptiques. Elle s’explique.

« Si les leçons que je donne ici son suivies par tous, les discours elliptiques seront très rares dans le parler et l’écrit courant des Ivoiriens. Ils pourront s’exprimer sans faire une entorse à la grammaire normative prescriptive grâce à ces cinq tomes d’ouvrages. Je signale toutefois que l’oral précède l’écrit. L’oral est indissociable de l’écrit, moins fidèle à l’origine, plus flou que l’écrit. Heureusement qu’il y a des liaisons prétentieuses et ses prononciations affectées qui nous permettent de parler un meilleur français.

C’est à dire un français plus conforme à la grammaire de l’écrit. Je lance un appel pressant pour une prise de conscience. Il faut s’offrir ces 5 ouvrages pour ne plus être dérouté et dégouté de la grammaire. La récréation des fautes d’orthographe et de grammaire est terminée ! Je ne saurai tolérer une désinvolture langagière c’est-à-dire le discours elliptique. Nos élèves ont tendance à escamoter un segment du discours pour rendre la phrase agrammaticale.

Je prendrai désormais des sanctions acerbes. Ils seront déférés à la prison d’apprentissage grammaire normative prescriptive de la Marahoué qui se trouve à Zuénoula à côté de la Gendarmerie. J’ai adressé un courrier au Président de la République, au Prof. Mariatou Koné la ministre de l’Education nationale avec qui je travaille actuellement en tant qu’enseignante-chercheure, au ministre de la Justice, au ministre de la Culture et de la Francophonie ainsi qu’au Secrétaire général de la Fesci.

On dit «  j’ai fait  des pieds et des mains » et non «  j’ai fait mains et pieds ». On dit «  j’ai l’impression que » et non « j’ai comme l’impression que », page 9 de l’ouvrage. On dit « j’ai faim » et non « j’ai très faim », page 10. On dit « anguille sur roche » au lieu de « anguille sous roche », on dit «  je descends sous le pont » et non «  je descends en bas du pont ». On dit « prompt rétablissement » au lieu de « bonne guérison ». On ne dit pas « on cotise de l’argent » mais plutôt « se cotiser » , on dit encore «  je vais sur la plage » et non «  je vais à la plage », on dit «  je vais sur le plateau » et non «  je vais au plateau », on dit « je ne mange pas »et non «  je mange pas », « je ne sais pas et non « je sais pas », « ce n’est pas ça » et non « c’est pas ça ».

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