CALIXTE BEYALA (écrivain) « Nos hommes de Dieu sont paresseux »

2 ans
Chacune de ses publications littéraires, de ses sorties suscite un intérêt. Nous l’avons rencontrée pour échanger autour de « Le Christ selon l’Afrique », son roman de 265 pages sorti des fabriques de chez Albin Michel..
Quel regard posez-vous sur cette appropriation africaine des religions venues d’ailleurs ?
La chrétienté vient d’Afrique (Les coptes d’Egypte) le catholicisme romain, non ! Ce dernier est une adaptation de la chrétienté originelle africaine aux traditions romaines. Donc, avant de parler des religions venues d’ailleurs, il faudrait restituer l’histoire et beaucoup ne la connaissent pas.
Croire en un Dieu qui se proclame d’Israël et non de Yaoundé ou d’Abidjan, serait la source de nos malheurs. Votre avis ?
Le problème n’est pas la croyance, ni la spiritualité, mais l’aliénation religieuse qui sous-tend le catholicisme. La spiritualité transcende les peuples. La religion a, quant à elle, une dimension géopolitique. Il conviendrait de reprendre la Bible, de la réinterpréter et de la restituer dans son contexte originel et tout ira bien.
A qui incombe cette tâche ?
A nos hommes de Dieu. Mais ils sont beaucoup trop paresseux, ces hommes de Dieu pour réaliser ce travail.
Interview réalisée par ALEX KIPRE

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