Après la Mecque, un pèlerin meurt en plein vol

2 semaines

La journée d’hier a été dramatique. Le Corsaire SS 985, Airbus A330-900NE0 en provenance d’Abidjan et en partance pour Paris a connu quelque chose d’insolite.

Un homme âgé a piqué une crise d’Avc en plein vol. C’est au moment où l’équipage s’apprêtait à servir le petit déjeuner et les agents de la compagnie se sont perçus de ce que l’homme agonisait assis sur son siège. Ils ont sollicité et réclamé la présence d’un médecin à bord. Heureusement il y en avait un. Le médecin est arrivé et aidé dans sa tâche par des volontaires, le malade a été transporté vers l’entrée de l’avion.

Vérification de tension, tentative réanimation, refus de l’arrêt cardiaque… tous les efforts ont été fournis. En vain. L’homme pris de malaise a rendu l’âme à une heure seulement de l’atterrissage à l’aéroport d’Orly.

L’homme revenait de la Mecque, il est monté dans l’avion, alors qu’il était diminué, sans assistance.

INTERPELLATION

Ce qui s’est passé hier dans l’avion est à la fois tragique et interpelle sur plusieurs niveaux. Tout d’abord, elle met en lumière les risques liés aux conditions médicales préexistantes lors des voyages long-courriers. Dans ce cas, l’homme âgé ayant manifesté une crise d’AVC en plein vol soulève des questions sur sa capacité à voyager seul. Surtout après un pèlerinage à la Mecque où il aurait pu nécessiter une assistance médicale renforcée.

D’un point de vue opérationnel, l’intervention rapide de l’équipage et la présence d’un médecin à bord sont des éléments cruciaux qui ont permis d’initier les premiers secours. Cela montre la sévérité de la situation médicale et la difficulté d’intervenir efficacement dans un environnement aéronautique restreint.

Sur le plan éthique, cette histoire soulève également des questions sur la préparation des passagers âgés ou fragiles avant de voyager. Surtout sur des vols longs et internationaux. Il est essentiel que les voyageurs évaluent leur état de santé et prennent les précautions nécessaires avant de partir. En particulier s’ils ont des antécédents médicaux sérieux.

MARIE GNIALET

photo: dr

POUVOIRS MAGAZINE

 

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