Assalé Tiémoko : « Contester la justice, c’est un droit. Ce qui ne l’est pas, c’est la rébellion. »

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Le député Assalé Tiémoko dénonce les dérives dans l’application de la loi en Côte d’Ivoire, tout en rappelant le droit légitime de commenter les décisions judiciaires.

« Il est faux de faire croire qu’on ne peut pas contester une décision de justice », affirme Assalé Tiémoko, dans une déclaration sans détour. Pour lui, on peut critiquer ou remettre en cause toute décision judiciaire. Tant que cela se fait dans le cadre prévu par la loi. « C’est pour cela qu’il existe plusieurs niveaux de juridiction : des tribunaux de première instance jusqu’à la Cour de cassation ». Rappelle-t-il.

« Si une décision ne vous convient pas, vous avez le droit de dire que vous n’êtes pas d’accord. »

L’élu souligne que ce principe fondamental est garanti par l’existence de recours hiérarchiques : appel, cassation… Mais que ces mécanismes sont aussi les seuls moyens légitimes de contestation. « Ce qu’on ne permet pas, c’est la rébellion contre une décision de justice ou une institution », prévient-il.

« Chaque unité de police agit à sa manière ? Ce n’est pas acceptable »

Assalé Tiémoko s’est également insurgé contre les propos du procureur de la République. Ce dernier a déclaré que chaque unité de police en Côte d’Ivoire agit selon ses propres méthodes. Une affirmation qu’il juge inacceptable dans un État de droit.

« Dans une République, les forces de l’ordre doivent intervenir selon un cadre strict défini par la loi. »

Il dénonce une dérive préoccupante. « Quand les forces de l’ordre opèrent avec des cagoules, cela ne peut être toléré que si la loi le permet. Or, en Côte d’Ivoire, aucun texte ne prévoit ni n’autorise le port de la cagoule par les forces de sécurité. »

Un appel à la rigueur et à la transparence

Assalé appelle à plus de cohérence institutionnelle, au respect des procédures, et à la fin de ce qu’il perçoit comme une forme d’impunité masquée par des justifications hasardeuses. « Il faut avoir le courage de dire les choses clairement. La loi est la même pour tous », insiste-t-il.

FATEM CAMARA

photo:dr

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