Faut-il vraiment les laisser en paix?

2 ans

L’analyste politique établit un lien entre la personnalité d’une personne publique et le besoin de se dépigmenter

Une chose est sûre que ce soit M. Koné, Adjoumani Komenan ou bien, d’autres personnalités publiques, elles sont libres de faire ce qu’elles veulent. De leur épiderme. Alors fichons-leur la paix.

Seulement, ces personnalités sont des modèles inspirants. Modèles dont a besoin la jeune génération.

Femme de gauche, figure de la société civile ivoirienne emprisonnée à plusieurs reprises, Pulchérie Gbalet est désormais à la tête de la Coalition des victimes et des menacés de déguerpissements (Covimede-CI). Une organisation créée pour défendre les habitants expulsés lors des destructions de quartiers précaires que mènent depuis février  à Abidjan. Antérieurement elle s’était opposée au troisième mandat de Ouattara et a connu l’incarcération.

Comment une femme que des tels idéaux portent peut avoir une faible estime d’elle-même. Et ressentir la pression de se conformer à des artifices pour améliorer son image publique ou être mieux acceptée. Pour quoi chercher à modifier son apparence et correspondre à un idéal perçu comme supérieur ou plus désirable, surtout quand on est de gauche et  déjà décomplexée.

Comment se fait-il que la ministre de l’éducation nationale peut douter d’appartenir à l’élite ? Ou d’être proche des attributs de pouvoir et de statut

Le ministre transfuge du Pdci à lui bénéficié du surnom Marie Claire, allusion faite à sa dépigmentation.

Une députée virulente a bénéficié également d’un surnom pour une toute autre raison. C’est sa sortie où elle a usé de l’injure dont la traduction du dioula en français donne : « Le grain de ta partie génitale » .Les Ivoiriens ont décidé de ne pas la rejoindre dans ses insanités et ont trouvé des initiales à cette insulte. IBK

Un politicien pourrait chercher à redéfinir son image pour paraître plus moderne, cosmopolite ou aligné avec certaines factions de la société, en particulier dans un contexte où les normes de beauté sont globalisées.

En somme, la dépigmentation dans un contexte politique est un phénomène complexe, reflet de dynamiques internes et externes puissantes. Bien qu’il puisse y avoir des avantages perçus à court terme, les conséquences psychologiques, sociales et sanitaires sont souvent profondes et négatives.

TAMA CESAR

photo:dr

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