Neuf ans après sa condamnation en Arabie saoudite, Mbayang Diop risque une exécution imminente.
Au Sénégal, proches, militants et acteurs de la société civile intensifient leurs appels à la clémence pour sauver cette mère de famille.
L’affaire Mbayang Diop ravive une vive émotion au Sénégal, où la mobilisation s’intensifie pour empêcher son exécution en Arabie saoudite. Condamnée à mort en 2017, cette Sénégalaise de 32 ans pourrait être exécutée prochainement, selon des sources diplomatiques sénégalaises citées par la presse.
Depuis plusieurs semaines, son nom résonne de nouveau dans les rassemblements organisés à Dakar. Les organisations de la société civile et ses proches multiplient les initiatives pour obtenir une grâce des autorités saoudiennes.
Le samedi 24 octobre 2026, une nouvelle mobilisation est annoncée place de l’Obélisque, après un premier rassemblement organisé le 10 octobre. L’objectif est de maintenir la pression et de sensibiliser l’opinion publique à son sort.
Derrière cette campagne se trouve également une famille qui espère retrouver l’une des siennes.
Son cousin, Oumar Diop, exprime le souhait de voir Mbayang revenir auprès de ses proches, notamment de son fils adolescent, resté au Sénégal.
L’histoire remonte au 16 juin 2016, lorsqu’on arrête Mbayang Diop après la mort de son employeuse saoudienne, alors enceinte. Reconnue coupable d’avoir tué cette dernière avec un couteau de cuisine, à l’issue d’une dispute.
Détenue depuis 2016 dans la prison de Faisaliyah, à Dammam, on lui a infligé la peine capitale l’année suivante. Depuis, sa famille vit dans l’incertitude. Tandis que la perspective d’une exécution prochaine ravive les inquiétudes.
Les espoirs de clémence reposent notamment sur les démarches diplomatiques et les liens religieux entre Dakar et Riyad. La possibilité d’une grâce pourrait aussi dépendre des mécanismes judiciaires saoudiens et des décisions des parties concernées.
Au Sénégal, cette affaire relance les appels à la solidarité et à l’intervention des autorités. Pour ses proches, l’urgence est désormais de multiplier les démarches susceptibles d’éviter une issue irréversible.
À Dakar, la mobilisation se poursuit avec un espoir. Obtenir la clémence et permettre à Mbayang Diop de retrouver les siens.
FATEM CAMARA
POUVOIRS MAGAZINE

