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L’enfant doit il aller tôt à l’école? la réponse

De la Géorgie aux Pays-Bas, l’éducation des tout-petits progresse, tandis que les États repensent l’âge d’entrée en maternelle et leurs objectifs de scolarisation à l’horizon 2030.

L’éducation de la petite enfance occupe désormais une place centrale dans les politiques éducatives mondiales, entre inclusion sociale et développement.

Selon les données présentées par l’UNESCO et l’OCDE, trois ans constitue l’âge officiel d’entrée en maternelle dans la majorité des pays.

Quelques territoires font toutefois exception, notamment la Géorgie, où l’accueil préscolaire commence officiellement dès deux ans, selon les informations rapportées.

En France, la Guadeloupe et la Guyane proposent également une entrée en maternelle dès deux ans, contrairement au cadre métropolitain habituel.

Cependant, l’âge légal ne reflète pas toujours la réalité de l’accueil des jeunes enfants dans les structures éducatives formelles.

Aux Pays-Bas, environ 80 % des enfants âgés de zéro à deux ans fréquentent ces structures, plaçant le pays en tête de l’OCDE.

La Corée du Sud suit avec 69 %, tandis que la Turquie affiche un taux inférieur à 1 %, révélant d’importantes disparités internationales.

Ces écarts s’expliquent notamment par l’accessibilité des services, les politiques de financement public et les choix des familles concernées.

Par ailleurs, certains gouvernements rendent l’instruction obligatoire plus précoce afin de favoriser l’égalité des chances dès les premières années.

Le Costa Rica et la Hongrie ont ainsi abaissé de six à quatre ans l’âge de début de l’instruction obligatoire.

Cette orientation vise notamment les enfants défavorisés, dont les familles rencontrent parfois des obstacles financiers ou sociaux pour accéder à l’éducation préscolaire.

En Europe, les progrès sont également notables, puisque le taux de scolarisation préprimaire des enfants concernés atteignait 95 % en 2024.

L’Union européenne vise 96 % d’ici 2030, un objectif désormais proche, malgré des écarts persistants entre ses différents États membres.

La France, la Belgique, la Lituanie et la Hongrie dépassent déjà 97,9 %, tandis que la Roumanie demeure nettement en retrait.

Atteindre une couverture universelle exige toutefois des investissements durables, des personnels qualifiés et des infrastructures adaptées aux besoins des jeunes enfants.

L’enjeu dépasse donc la précocité scolaire : il concerne la qualité de l’accueil, le bien-être et l’épanouissement de chaque enfant.

Comme le rappelait Maria Montessori, éveiller le désir naturel d’apprendre constitue une ambition fondamentale de l’éducation dès le plus jeune âge.

L’objectif mondial de 2030 paraît accessible dans certaines régions, mais nécessite des efforts renforcés pour réduire durablement les inégalités d’accès.

Camus BOMISSO

POUVOIRS MAGAZINE

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