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DISCRIMINATION? : 15 CABINETS, ZÉRO FEMME AU SOMMET !

Quinze cabinets, quinze dirigeants, aucune femme : le palmarès d’Ivoire CEO interroge sur la place des femmes au sommet du droit ivoirien.

Le numéro d’octobre 2026 d’Ivoire CEO présente quinze cabinets juridiques influents, dirigés exclusivement par des hommes en Côte d’Ivoire.

Cette sélection, consacrée au sommet du droit des affaires, relance une question essentielle sur la visibilité des femmes juristes.

Notre confrère Fraternité Matin sous la plume de Marc Yevou a également abordé ce sujet dans son édition de ce vendredi, signe d’un débat grandissant.

Sans contester les professionnels distingués, l’absence totale de dirigeantes mérite réflexion sur les critères et les références éditoriales retenues.

Le Barreau ivoirien compte pourtant des femmes expérimentées, dont Maître Florence Loan-Messan, première femme élue bâtonnier en Côte d’Ivoire.

Son accession à cette responsabilité illustre une évolution importante, mais la représentation médiatique du pouvoir juridique reste à examiner.

D’autres avocates, telles que Maître Fadiga Mawa, Maître Kacoutié et Maître Fatou Fadiga Sanogo, contribuent au rayonnement professionnel ivoirien.

Comme aussi Maître Ayssata Coulibaly-Diabi qui incarne également cette dynamique, notamment par son engagement auprès de la diaspora ivoirienne et féminine internationale.

Leur parcours rappelle que compétence, leadership, négociation et gestion de cabinets ne sont nullement réservés aux hommes en droit.

Un palmarès ne reflète pas seulement la réalité professionnelle : il façonne les modèles de réussite offerts aux jeunes juristes.

Il ne s’agit pas d’imposer des quotas, mais de vérifier si les critères reconnaissent équitablement les talents juridiques féminins.

La question concerne donc la transparence des sélections, la diversité des profils retenus et la place accordée aux dirigeantes.

Pour les jeunes avocates, voir des femmes au sommet peut renforcer la confiance et élargir l’horizon des possibles professionnels.

L’élection d’une femme au bâtonnat et les parcours de la diaspora montrent déjà que ces trajectoires existent et inspirent.

Reste à savoir si les palmarès les rendent suffisamment visibles, à la hauteur de leur contribution au droit ivoirien.

FATEM CAMARA

sce: Fraternité Matin

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