À Paris, Seun Kuti et One Prods Arts scellent les retrouvailles avec Abidjan

4 semaines

Le fils de Fela Kuti posera ses valises à Abidjan en décembre, avec deux rendez-vous annoncés les 4 et 6 décembre prochains.

Seun Kuti s’apprête à retrouver Abidjan, une ville dont son frère Femi lui aurait vanté l’énergie du public ivoirien.

À Paris, lors d’une étape de sa tournée, le musicien a rencontré le responsable de One Prods Arts autour du projet.

Cette rencontre a notamment permis d’évoquer Abidjan, prochaine escale africaine d’une tournée portée par son énergie musicale et militante.

Seun Kuti s’est dit particulièrement heureux et impatient de venir rencontrer le public abidjanais pour « gâter le coin ».

Cette expression résume assez bien l’esprit attendu de ces rendez-vous, entre rythmes explosifs, engagement politique et héritage familial.

Car Seun Kuti n’est pas seulement le fils de Fela, père fondateur de l’Afrobeat et figure majeure africaine.

Fela Kuti avait transformé la musique en tribune, dénonçant corruption, dictature, abus de pouvoir et domination des multinationales.

Son fils poursuit aujourd’hui cette tradition, avec des textes engagés contre la corruption politique et l’avidité des puissances économiques.

Seun avait seulement neuf ans lorsqu’il rejoint Egypt 80, l’orchestre mythique dirigé par son père à Lagos.

À la disparition de Fela, en 1997, il reprend les commandes du groupe alors qu’il n’a que quatorze ans.

Depuis, Seun Kuti s’est imposé comme l’un des héritiers les plus singuliers de l’Afrobeat contemporain et de son combat.

Son parcours connaît également une reconnaissance internationale, notamment avec une nomination aux Grammy Awards obtenue en 2019.

Avec son album « Black Times », il figurait alors dans la catégorie consacrée au meilleur album de musique du monde.

À Abidjan, cette venue prendra donc des allures de retrouvailles entre une musique engagée et un public réputé chaleureux.

Femi Kuti, son frère, lui aurait d’ailleurs déjà raconté beaucoup de bien de l’accueil réservé aux artistes africains.

Les 4 et 6 décembre devraient ainsi offrir deux occasions de célébrer l’Afrobeat, son histoire, son message et sa puissance.

Pour Seun Kuti, Abidjan représente surtout une nouvelle rencontre avec un public qu’il semble déjà attendre avec impatience.

FATEM CAMARA

POUVOIRS MAGAZINE

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