ZORO MARC : « A LA FIF CEST DU BUSINESS ET CA ON N’EN VEUT PAS »

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Ancien footballeur, président de l’UFPC et observateur attentif du football ivoirien, Zoro Marc porte un regard critique sur la gestion actuelle.

Il connaît les terrains, les vestiaires et les réalités du football ivoirien. Zoro Marc a joué au football pendant 22 ans avant de s’investir davantage dans l’organisation du secteur.

Aujourd’hui président de l’UFPC, il revendique une connaissance concrète des réalités du football national. Il dit également parcourir régulièrement les différents terrains du pays.

Cette proximité avec le terrain nourrit son analyse de la situation actuelle du football ivoirien et de ses perspectives.

Pour Zoro Marc, le bilan de la Fédération ivoirienne de football mérite aujourd’hui d’être regardé avec lucidité.

Il estime notamment qu’Idriss Diallo disposait de quatre années pour mettre en œuvre les orientations annoncées lors de son arrivée.

L’un des engagements évoqués concernait notamment la décentralisation du football et une meilleure prise en compte des réalités locales.

« Abengourou doit se retrouver à Abengourou et Korhogo à Korhogo », défend-il, estimant que cette proximité devrait davantage structurer le développement du football.

Mais selon lui, cette ambition reste encore largement à concrétiser dans les différentes régions ivoiriennes.

La question de la formation des jeunes constitue également l’un des principaux points de préoccupation soulevés par Zoro Marc.

Il déplore notamment l’absence, selon lui, d’un véritable championnat de jeunes suffisamment structuré et régulier.

Pour cet ancien joueur, le développement de l’équipe nationale ne peut pourtant être dissocié d’une politique solide de formation.

Il reconnaît que de jeunes joueurs intègrent régulièrement les sélections nationales, mais s’interroge sur leur véritable parcours.

Selon lui, certains jeunes sélectionnés sont issus de centres de formation qui cherchent ensuite à valoriser leurs talents.

« Ça, c’est du business et ça, on n’en veut pas », affirme-t-il, appelant à davantage de transparence dans la formation.

Son discours prend une résonance particulière puisqu’il avait lui-même envisagé, sans finalement être candidat, de briguer la présidence de la FIF.

Cette réflexion sur la gouvernance fédérale s’inscrivait dans son ambition de contribuer autrement au développement du football ivoirien.

Aujourd’hui, même en dehors d’une candidature fédérale, il continue de défendre une vision davantage tournée vers les clubs.

Pour lui, les investissements doivent profiter aux jeunes, aux clubs régionaux et aux structures qui travaillent quotidiennement.

Son constat demeure sans détour : « Aujourd’hui, le football ivoirien n’avance pas. Il faut être honnête. »

Un propos qui invite surtout les responsables du football national

DESIRE THEA

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