Gianni Infantino traverse une crise majeure à la FIFA, alors que plusieurs confédérations contestent ouvertement son leadership international.
Le président italo-suisse de cinquante-six ans souhaite pourtant briguer un troisième mandat lors de l’élection prévue en mars 2027.
Cette élection se déroulera à Rabat, où Infantino espère conserver la direction du football mondial malgré les contestations croissantes.
La crise s’est aggravée après l’annonce du projet FIFA Forward Enterprise, rapidement abandonné face aux nombreuses critiques internationales persistantes.
Cette initiative prévoyait notamment d’ouvrir certaines activités commerciales de la FIFA à des investisseurs privés extérieurs au football mondial.
Cette proposition a suscité des inquiétudes parmi plusieurs acteurs du football, renforçant la pression sur Infantino ces dernières semaines.
Face à cette contestation, l’Afrique apparaît désormais comme le principal soutien politique capable de protéger encore ses ambitions présidentielles.
La Confédération africaine de football, forte de cinquante-quatre fédérations nationales, reste fermement alignée derrière le président de la FIFA.
Patrice Motsepe, président de la CAF, a affirmé début août que ce soutien avait été exprimé unanimement par plusieurs dirigeants.
Cinq pays africains, dont l’Égypte, le Maroc, le Niger, la Mauritanie et les Comores, ont également soutenu Infantino.
D’autres fédérations africaines ont ensuite exprimé leur soutien, confirmant l’influence construite par Infantino depuis son arrivée à la FIFA.
Cette fidélité repose notamment sur les financements accordés au continent, qui ont contribué au développement des infrastructures sportives.
Depuis 2016, le programme FIFA Forward finance notamment la formation, le football féminin et plusieurs infrastructures dans différents pays.
Ces investissements ont renforcé les relations entre Infantino et les fédérations africaines, malgré les critiques croissantes contre sa gouvernance.
Pourtant, le bloc africain commence à montrer des fissures, avec plusieurs fédérations désormais moins favorables au président actuel.
À quelques mois du scrutin, l’Afrique pourrait donc décider du maintien d’Infantino ou accélérer la recherche d’un nouveau candidat.
DESIRE THEA
photo:dr
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