Le 23 août dès 20h à Manhattan 500 W 181 ST, la diaspora Usa-Canada sera au coeur du Pnd, du côté de New York.
« Aucun de nous, en agissant seul, ne peut atteindre le succès. » La formule de Nelson Mandela prend ici une résonance singulière. Car derrière l’initiative « Les Femmes pour le PND 2026-2030 », portée par Ayssata Coulibaly-Diabi qui entend convertir l’expertise, les réseaux et les capacités d’investissement des Ivoiriennes de l’extérieur en une force nouvelle pour le développement national, il y a d’abord une convergence. Celle d’hommes qui, depuis l’État, la banque et le monde des affaires, ont choisi d’accompagner une ambition portée par des femmes.
Souleymane Diarrassouba, Ministre du Plan et du Développement, lui donne d’abord une assise institutionnelle. Son soutien inscrit la démarche dans le mouvement plus vaste du PND 2026-2030. L’ambition de ce mouvement est de mobiliser toutes les forces capables d’accélérer la transformation économique de la Côte d’Ivoire. La diaspora, dans cette perspective, n’est plus une périphérie : elle devient un partenaire.
Dans le monde bancaire, Arsène Coulibaly apporte une autre pièce à cet édifice.
Deux décennies d’expertise dans la banque, dont treize à des fonctions de direction à Banque Atlantique, le légitiment. Elles lui octroient une connaissance concrète des ressorts du financement et de l’investissement. Son accompagnement rappelle une vérité essentielle : une ambition ne devient économique que lorsqu’elle rencontre les instruments capables de la financer. Puis de la faire grandir.
Mais d’abord, vient le soutien d’AFG Bank Côte d’Ivoire, filiale d’Atlantic Group, holding financière fondée et dirigée par l’homme d’affaires ivoirien Bernard Koné Dossongui. Ici encore, le geste dépasse la logistique. Il traduit une adhésion à une démarche et, plus profondément, une confiance accordée à la capacité des femmes à prendre une place plus décisive dans la création de valeur.
Ces soutiens masculins ne sont donc pas accessoires.
Ils dessinent une chaîne de confiance. L’État crée le cadre, la finance apporte son expertise, le secteur privé accompagne. Les femmes, elles, portent la dynamique et doivent désormais en devenir les principales actrices économiques.
Au centre de cette convergence se trouve

Car cette diaspora possède bien davantage que des ressources financières. Elle dispose de compétences, d’expériences internationales, de réseaux professionnels, d’accès à des marchés et d’une capacité à créer des passerelles entre les économies.
Le rendez-vous de New York veut précisément organiser cette richesse.
Il sera question du PND, naturellement, mais aussi d’investissement, d’immobilier, d’entrepreneuriat, de financement et des obstacles qui freinent encore les initiatives de celles qui souhaitent investir au pays. La réflexion autour d’un Fonds d’investissement des femmes de la diaspora pourrait donner une traduction concrète à cette volonté de passer de l’investissement individuel à une puissance collective.
Le véritable enjeu est là : faire circuler le capital, mais aussi le savoir, l’expérience et l’influence.
Et New York (the apple) est suffisamment « big » devient pour accueillir une diaspora qui veut davantage apporter à son pays et une Côte d’Ivoire qui veut mieux mobiliser ses talents.
Et si l’initiative réussit, elle aura fait plus que réunir des femmes autour d’un programme national. Elle aura contribué à installer une idée nouvelle: la diaspora féminine n’est pas seulement une communauté ivoirienne au-delà des frontières. Elle est une réserve stratégique de capital humain, financier et relationnel pour la Côte d’Ivoire.
Ayssata Coulibaly-Diabi porte cette ambition. Les hommes qui l’accompagnent lui donnent des relais. À New York, c’est peut-être une nouvelle alliance entre compétences féminines, puissance financière et vision nationale qui commence à s’écrire.
ALEX KIPRE
POUVOIRS MAGAZINE

