RUMBA: Chantal Djédjé fait revivre Pépé Kallé à La Fabrique Culturelle

2 mois

Une rumba de mémoire à La Fabrique Culturelle. Pépé Kallé, immense figure de la rumba congolaise, avec sa voix épaisse comme la joie, large comme les foules, profonde comme les nuits de Kinshasa.

Ce dimanche 7 juin, à partir de 20h, cette mémoire se lèvera à Abidjan, dans un lieu où les arts se croisent comme des destins :
La Fabrique Culturelle.

Ici, c’est le cirque. Mais pas que. Le théâtre respire avec la musique, le cinéma dialogue avec la parole, et les arts vivants s’invitent à table comme des frères longtemps séparés.

CHANTAL DJEDJE, PATRONNE DE LA FABRIQUE CULTURELLE

Sous l’impulsion habitée de Chantal Djédjé, ce lieu n’est pas seulement un espace : c’est une respiration culturelle, un corps ouvert à toutes les vibrations de l’Afrique contemporaine.

Et ce soir-là, ce corps vibrera rumba.

Car Bana Capitale, orchestre international né du voyage des musiciens congolais et de leurs mémoires croisées, viendra rallumer les braises de la grande musique populaire africaine. Rumba, salsa, zouk, konpa… mais surtout cette rumba-là, celle qui marche lentement dans le cœur et qui refuse de s’éteindre.

De Bamako à Abidjan, des routes de la musique aux scènes de la ville, le groupe a construit son langage. Deux albums déjà comme deux chapitres d’une même respiration : Africa Libanga ya Mokili et Recharge.

Et toujours cette même promesse : faire vivre la musique comme une présence, pas comme un souvenir.

Alors ce ne sera pas un simple concert.
Ce sera une conversation avec la mémoire.
Un balancement entre hier et aujourd’hui.
Une rumba adressée à celui qui n’est plus là, mais qui n’a jamais quitté la scène.

Pour que cette soirée appartienne à tous, les portes s’ouvrent avec générosité : 10 000 FCFA, et un tarif pensé pour les jeunes et les étudiants à 5 000 FCFA — comme une invitation à entrer dans la danse sans que le prix n’arrête le pas.

Et quand les premières notes s’élèveront, Abidjan ne regardera plus seulement un spectacle.
La ville écoutera une histoire, entendra une mémoire debout, reconnaîtra une voix qui continue de marcher dans la nuit africaine.

Pépé Kallé ne revient pas.
Mais sa musique, elle, refuse de partir.

Et ce soir-là, à La Fabrique Culturelle, elle dansera encore.

ALEX KIPRE

photo:dr

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