3 juin : le jour où NST Cophie’s est revenu au pays

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Le 3 juin n’est pas seulement une date du calendrier. Pour les amoureux de la musique ivoirienne, elle rappelle le retour au pays de NST Cophie’s, l’inoubliable interprète de « Zogoda Nzué ».

Après son décès aux États-Unis le 8 mars 2020, c’est ce jour-là que la Côte d’Ivoire a retrouvé l’un de ses enfants les plus populaires, pour un ultime rendez-vous avec son peuple.

Le 3 juin demeure une date particulière dans la mémoire des admirateurs de NST Cophie’s à travers la Côte d’Ivoire.

Ce jour-là, son corps revenait des États-Unis pour retrouver la terre qui l’avait vu grandir et triompher.

Plus qu’un simple retour, ce fut un moment de communion entre un artiste et son peuple fidèle.

Né Ernest Koffi en 1955, NST Cophie’s fut l’une des grandes figures de la musique ivoirienne moderne.

Son nom reste indissociable du Zogoda, un genre musical populaire dont il demeure l’un des ambassadeurs historiques.

En 1993, « Zogoda Nzué » franchit les frontières nationales pour conquérir toute l’Afrique francophone durablement.

Cette chanson devint un phénomène culturel, inspirant même une mode vestimentaire rouge et noire très remarquée.

Mais l’artiste ne se résumait pas à un seul succès dans une carrière riche et inspirante.

Avant « Zogoda Nzué », il avait déjà marqué les esprits avec « Mon’da », dédié à sa grand-mère.

Son titre « Faya Largeau » témoignait également de son regard attentif sur les événements africains majeurs.

Fils de Gbanflin Kouadio, musicien, enseignant et homme politique respecté, Ernest avait hérité du goût artistique.

Batteur puis guitariste, il fit ses premières armes au sein du groupe Merry Makers à Dimbokro.

Ceux qui l’ont connu évoquent un homme chaleureux, généreux et profondément attaché à ses racines.

Le 8 mars 2020, il s’éteignait à New York, laissant derrière lui un immense héritage musical.

Mais le 3 juin rappelle qu’aucun artiste véritable ne disparaît complètement lorsqu’il demeure dans les mémoires.

Aujourd’hui encore, les notes de « Zogoda Nzué » résonnent comme un hymne populaire chargé d’émotion.

En ce jour anniversaire, la Côte d’Ivoire se souvient d’un artiste revenu chez lui pour toujours.

HARON LESLIE

photo:dr

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