À l’Université Jean Lorougnon Guédé de Daloa, une thèse innovante transforme le Soumbara traditionnel en produit durable et nutritif issu de légumineuses locales.
Une recherche doctorale présentée à l’Université Jean Lorougnon Guédé de Daloa ouvre de nouvelles perspectives scientifiques et alimentaires durables aujourd’hui.
La doctorante Kouassi Tatiana a développé des alternatives au Soumbara traditionnel à partir de soja, pois bambara et niébé fermentés.
Cette innovation répond directement à la raréfaction progressive du néré causée par changement climatique, déforestation et feux de brousse récurrents.
Les travaux soutenus samedi 9 mai 2026 démontrent que les nouvelles formulations possèdent une valeur nutritionnelle supérieure intéressante.
Elles présentent également une acceptabilité sensorielle satisfaisante auprès des consommateurs interrogés dans plusieurs grandes villes ivoiriennes concernées.
L’étude a mobilisé 1 894 personnes réparties entre Bouaké, Korhogo, Daloa, Aboisso et San Pedro pour enquêtes approfondies.
Ces résultats confirment potentiel important des légumineuses locales dans transformation agroalimentaire durable et innovation scientifique ivoirienne contemporaine.
Selon la directrice de thèse, ces recherches transforment une contrainte écologique en véritable opportunité scientifique et technologique nationale.
Elle affirme que cette innovation ne remplace pas simplement le néré mais redéfinit profondément concept même du Soumbara traditionnel.
Le jury académique composé de cinq experts a salué la rigueur scientifique et l’originalité exceptionnelle du travail présenté.
Présidé par la professeure Traoré-Ouattara Karidia, le jury a décerné le titre de docteure avec mention très honorable.
Les évaluateurs ont souligné la pertinence des résultats obtenus et leur impact potentiel sur sécurité alimentaire nationale ivoirienne.
Cette innovation pourrait améliorer significativement revenus des productrices de Soumbara tout en renforçant autonomisation économique des femmes rurales.
Elle contribue également à la préservation de l’environnement en réduisant pression sur les ressources forestières naturelles en déclin.
Les chercheurs estiment que ces résultats s’inscrivent pleinement dans les objectifs internationaux du développement durable actuellement prioritaires mondiaux.
FATEM CAMARA
photo:dr
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