Bourses ASCAD: les immortels, architectes discrets et souverains de l’excellence scientifique ivoirienne

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À l’approche du 23 avril 2026, l’ASCAD confirme son engagement constant, tout en révélant l’urgence d’un soutien financier plus audacieux.

C’est au moment de la consécration du 23 avril 2026 que surgit, avec acuité, la question fondamentale des moyens alloués.
À quelques jours de cette 12ᵉ édition prévue le 23 avril 2026, l’attente traduit l’importance croissante du financement scientifique national.
Depuis 2013, les chiffres témoignent d’une progression constante, avec 164 dossiers soumis et 28 chercheurs distingués pour leurs travaux.
Ces résultats, bien que significatifs, révèlent néanmoins une sélectivité extrême, laissant en marge de nombreux projets porteurs d’innovations majeures.
Les thématiques retenues, dominées par les sciences naturelles, illustrent une orientation stratégique vers des secteurs à fort impact socio-économique.

Toutefois, face aux enjeux contemporains de 2026, une diversification accrue des disciplines soutenues renforcerait davantage l’écosystème scientifique ivoirien.

Des bourses encore trop modestes face à l’immensité des défis scientifiques ivoiriens

Dans cette dynamique, le rôle de la Académie des Sciences, des Arts, des Cultures d’Afrique et des Diasporas Africaines demeure incontestablement structurant depuis plusieurs années.
Par son action continue depuis le lancement du programme, elle s’impose comme un pilier institutionnel de promotion de l’excellence scientifique.
L’investissement cumulé de 115 706 500 FCFA depuis 2013 atteste d’un effort réel, constant et résolument orienté vers l’avenir.
Cependant, à l’échelle des besoins scientifiques contemporains en 2026, ces ressources apparaissent encore en deçà des ambitions nationales affichées.
Une politique de financement plus ambitieuse permettrait d’accélérer la transformation des découvertes en solutions concrètes pour les populations ivoiriennes.

Les candidatures examinées entre mars 2025 et le 10 septembre 2025 illustrent la vitalité remarquable du vivier scientifique national.
Issues d’institutions telles que Université Félix Houphouët-Boigny ou Institut Pasteur de Côte d’Ivoire, elles témoignent d’un engagement académique soutenu.


Le processus de sélection, amorcé en mars 2025, s’est distingué par une rigueur méthodologique.

Et une exigence scientifique particulièrement élevées.
De vingt dossiers initiaux, dix-sept ont été jugés recevables avant une évaluation approfondie par des experts jusqu’au 10 septembre 2025.
Cette exigence garantit la crédibilité des résultats, tout en renforçant la légitimité des distinctions attribuées par l’institution académique.

C’est dans ce contexte que s’inscrit la cérémonie du jeudi 23 avril 2026 à l’École Nationale Supérieure de Statistique et d’Économie Appliquée de Cocody.
Annoncée le 17 avril 2026 par Kouassi-Goffri Chantal, qu’encadrait les professeurs DossahouaTraoré André et Denise Houphouët-Boigny elle consacre une année entière d’évaluations rigoureuses et de délibérations exigeantes.
Elle sera l’occasion de dévoiler les montants attribués, les profils des lauréats ainsi que les axes stratégiques de recherche retenus.

Ainsi, en remontant du moment solennel du 23 avril 2026 vers l’annonce du 17 avril 2026, se dessine une réalité nuancée.
L’ASCAD accomplit une œuvre précieuse pour la science ivoirienne, en structurant et valorisant les intelligences nationales émergentes.
Mais pour que cette dynamique produise un véritable basculement en 2026, l’effort financier devra s’intensifier à la mesure des défis.
Car au-delà des distinctions, c’est la capacité d’investir durablement dans la connaissance qui conditionne l’avenir des nations.

ALEX KIPRE

photo:dr

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