Caroline Ouezzin Coulibaly: Condoléances dès aujourd’hui 21 mars à 18h

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À partir de ce 21 mars 2026, les condoléances débutent aux Deux-Plateaux, derrière le BMW du boulevard Latrille, pour saluer la mémoire d’une femme exceptionnelle décédée le 10 mars.

Ce samedi 21 mars 2026, dès 18h00, les proches de Juliette Caroline Aurore Koutenlé NIGNAN épouse André OUEZZIN COULIBALY se rassemblent aux Deux-Plateaux. C’est pour témoigner de leur affection et de leur reconnaissance. Derrière le BMW emblématique du boulevard Latrille, les premiers visiteurs viennent rendre hommage à cette lumière qui a éclairé et guidé tant de vies. La semaine promet un recueillement intense et des moments de communion. Moments ponctués de prières, de veillées et de messes, suivant le programme précis que la famille a établi avec soin.

Samedi et dimanche 21 et 22 mars, les condoléances se tiendront de 18h00 à 20h00 au domicile familial. Lundi 23 mars, veillée de prières à l’église Saint-Jacques des Deux-Plateaux, de 20h00 à 21h30. Mardi 24 mars, levée de corps à Ivosep, salle Félix Houphouët-Boigny, de 15h00 à 17h00. Mercredi 25 mars, transfert vers Bobo-Dioulasso, la terre natale où la famille se réunira.

Jeudi 26 mars, veillée religieuse et traditionnelle dans la cour familiale des Nignan, quartier Kôkô. Vendredi 27 mars, messe de requiem à la cathédrale de Bobo-Dioulasso et inhumation au cimetière municipal. Dimanche 29 mars, messes d’action de grâce à Bobo-Dioulasso et à Abidjan concluront ce cycle d’hommages.

Caroline Ouezzin Coulibaly n’était pas seulement une femme de devoir et de professionnalisme.

Elle était le cœur de sa famille, l’âme d’une fratrie de dix-sept enfants, un phare inébranlable de guidance et de protection. Dès ses débuts, elle a assumé ce rôle avec force et délicatesse. Veillant à l’éducation, au bien-être et à l’unité de tous ceux qu’elle aimait.

Son parcours professionnel est une leçon d’audace et de dignité. Chez Air Afrique, elle devient l’une des premières hôtesses. Pionnière d’une génération d’Africaines déterminées à représenter leur continent sur la scène internationale. Elle gravit les échelons avec talent et rigueur, jusqu’à devenir cheffe hôtesse et cadre administrative. Son exigence et sa discipline imposent le respect, et sa vision moderne transforme les pratiques de l’entreprise. Dans un monde encore dominé par le népotisme et l’informel.

Caroline Coulibaly incarnait la grâce, la précision et le professionnalisme. Elle n’était pas une figure de parade, mais une force tranquille, un souffle rassurant pour ceux qui croisaient son chemin. Son travail consistait à former, encadrer et inspirer, à élever ceux qui l’entouraient, tout en restant fidèle à ses valeurs et à son sens de l’équité.

Son mariage avec le professeur André Ouezzin Coulibaly était l’expression d’une complicité rare et profonde.

Ensemble, ils ont bâti un foyer d’amour, d’indulgence souveraine, de bienveillance absolue, de clémence et de respect.

Elevant leurs filles Béatrice et Danièle dans un environnement où le savoir, la dignité et la sérénité étaient des valeurs quotidiennes.

Au-delà de sa famille nucléaire, Caroline s’est occupée de ses frères et sœurs, des enfants de ses unions familiales complexes. Elle s’assurait que chacun reçoive soutien, éducation et attention. Veillant à ce que les différences soient transcendées par la solidarité et l’amour. Même dans les moments les plus difficiles, Caroline restait le ciment de cette famille hétéroclite, la présence rassurante capable d’apaiser tensions et conflits.

Caroline était d’une élégance naturelle, d’une sobriété lumineuse. Elle ne cherchait jamais les honneurs, mais chacun de ses gestes, chaque décision qu’elle prenait témoignait d’une vie consacrée à la dignité et au service des autres.

Elle incarnait la force tranquille, la sobriété, l’intégrité et la constance.

Sa vie entière était un souffle de lumière et de chaleur humaine, capable de traverser le temps et de toucher profondément ceux qui l’entouraient.

Son rappel à Dieu, le 10 mars 2026 à Abidjan, laisse un vide immense dans la famille, auprès des amis et de tous ceux qui ont eu le privilège de la connaître. Mais sa vie, ses gestes, sa rigueur et sa générosité continuent de rayonner, inspirant ceux qui l’ont aimée et admirée.

Revenir à ses origines, c’est comprendre toute sa grandeur. Née dans la famille Nignan, Caroline est envoyée à Caen pour poursuivre ses études. À dix-neuf ans, la mort de son père change sa vie, mais elle prend avec courage la responsabilité de toute sa fratrie. C’est là que se forge sa force, son sens du devoir. De même que son incroyable capacité à protéger et à élever les siens.

Caroline Coulibaly restera à jamais un symbole de grâce, de courage et d’abnégation. Elle a su unir professionnalisme et humanité, modernité et respect des racines. Sa mémoire, sa lumière et son souffle continueront de vibrer dans les cœurs de tous ceux qui l’ont connue et aimée.

ALEX KIPRE

photo:

POUVOIRS MAGAZINE

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