Depuis 2015, Raymonde Goudou cumule les défaites électorales et semble définitivement incompatible avec le suffrage universel populaire.
Raumonde Goudou a connu son premier revers majeur lors des législatives de Toumodi sous-préfecture en novembre 2015, où elle n’a recueilli que 32 % des voix.
À l’époque, elle avait dénoncé un prétendu sabotage orchestré par le PDCI, provoquant l’arrestation de trois militants et la suspension temporaire des activités locales du parti.
En 2021, elle s’était de nouveau présentée dans la même circonscription, mais son score avait encore chuté à 29 %, confirmant une tendance descendante inquiétante.
Pour les élections partielles de février 2026, elle avait décidé de changer de stratégie en visant la ville, considérant l’urbanité comme plus favorable à sa candidature.
Cependant, Hervé Alliali, fils de Camille Alliali, a remporté ce scrutin avec 62 % des voix contre seulement 38 % pour Goudou, creusant un écart historique de 24 points.
Comme lors de ses tentatives précédentes, Goudou a crié à la fraude et au sabotage.
Demandant la reprise des élections, mais les autorités ont confirmé la validité du vote.
Son problème ne réside pas uniquement dans la sous-préfecture ou la ville, mais semble être structurel : l’électorat ne lui fait pas confiance, malgré sa forte exposition médiatique.
Les nominations gouvernementales restent une alternative pour elle, avec un potentiel poste ministériel envisageable, mais le peuple, lui, ne suit pas.
Statistiquement, sur les trois scrutins majeurs depuis 2015, elle n’a jamais franchi la barre des 40 % de suffrages exprimés, montrant un échec récurrent et prévisible.
Hervé Alliali, en revanche, capitalise sur l’héritage politique familial et la mobilisation locale, consolidant sa base avec des résultats constants supérieurs à 60 %.
Même les observateurs politiques notent que Goudou excelle dans l’administration et la communication, mais qu’elle est irrémédiablement désavantagée face aux urnes.
En résumé, depuis Toumodi 2015 jusqu’à la ville en 2026, son parcours électoral illustre une incompatibilité persistante avec le vote populaire.
ETHAN GNOGBO
photo:dr
POUVOIRS MAGAZINE

