Ces mesures claquent comme une gifle: le 12 è congrès électif de l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI), prévu du 13 au 14 février 2036, est reporté d’une semaine.
On va examiner la liste électorale. Le président du comité d’organisation (PCO), Kradjé Arsène connu sous le nom de plume d’olivier Valère, est révoqué. Parce qu’il figure sur la liste conduite par Franck Ettien. Ce dernier reste dans l’œil du cyclone.
Le monde du journalisme en Côte d’Ivoire a assisté, ces dernières quarante huit heures, à un scénario ubuesque.
Pourtant tout semblait aller comme sur des roulettes. Le 19 janvier, le conseil d’administration de l’UNJCI a retenu les candidatures de deux listes. Conduites respectivement l’une par Franck Ettien, membre du bureau exécutif sortant. Et l’autre Marie-Laure N’Goran, journaliste à la RTI.
La période du contentieux, fixée du 19 au 26 janvier, n’a enregistré aucune requête.
Et la campagne électorale battait son plein, quand, trois jours avant le scrutin, les événements se sont précipités.
Le 10 février, un collectif de journalistes, hors délai, a réclamé l’invalidation de la candidature de Franck Ettien et donc de la liste qu’il conduit. Et le lendemain, le ministre de la Communication, Amadou Coulibaly, est entré en scène.
Il a reçu, à son cabinet, Jean-Claude Coulibaly, président du bureau exécutif sortant, les deux têtes de liste et le PCO.
Comme un éléphant dans un magasin de porcelaine, il a souverainement remis en cause toutes les dispositions prises par le conseil d’administration de l’UNJCI; hypothéquant ainsi l’autonomie d’une organisation qui fait l’objet de toutes les attentions et de tous les appétits.
FATEM CAMARA
photo:dr
POUVOIRS MAGAZINE

