La cité se pare de respect et d’organisation pour honorer la mémoire de son chef disparu. Mondoukou vit depuis plusieurs semaines au rythme du deuil, mais dans l’ordre, la dignité et le respect des traditions.
Depuis le lancement officiel des obsèques de Nanan Ebagnilin V, chef du village décédé le 16 décembre 2025, les autorités et les populations se succèdent au domicile du défunt. L’objectif est de lui rendre un dernier hommage.
Décédé à l’âge de 59 ans, Nanan Ebagnilin V, à l’état civil Blay Kakou Thomas, a laissé derrière lui un vide profond. Tant sur le plan institutionnel que social et affectif. Chef respecté, figure d’autorité et de rassemblement, il incarnait la stabilité et la continuité des valeurs traditionnelles de Mondoukou.
Depuis le début des cérémonies, le village présente un visage soigné et salubre. Sous les bâches installées en face de la demeure du défunt, une salubrité.
Témoignant du souci d’organisation et d’hygiène des populations.
Une attention particulière qui renforce l’image d’une communauté digne, même dans la douleur.
On a ouvert le cahier de condoléances officiellement. Les autorités administratives, coutumières et politiques venues exprimer leur compassion à la famille endeuillée l’ont rempli.
Parmi les personnalités présentes figurent Linda Diplo, actrice politique et notaire.
Le chef du village d’Azuretti, Nanan Bognan V (Jules Manzan à l’état civil)
Le sous-préfet de Grand-Bassam.
Ainsi que de nombreuses autres autorités qui ont pour la plupart fait des dons. Les communautés allogènes (Baoulé, Awoulan, Ashanti, Burkinabé…) qui vivent en bonne intelligence avec les autochtones preuve de l’hospitalité ont également fait des dons. Les communautés religieuses aussi.
Les cérémonies de condoléances se sont déroulées les vendredi 30 et samedi 31 janvier 2026, de 17h à 20h, au domicile du défunt à Mondoukou. Cela, dans une atmosphère de recueillement et de respect.
La suite du programme funéraire est connue :
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Le vendredi 6 février, la levée de corps aura lieu à 16h à la morgue de Grand-Bassam. Suivie d’une veillée funèbre nocturne au village.
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Le samedi 7 février, dès 8h, se tiendront les cérémonies traditionnelles, les hommages et les dons. Avant l’inhumation, prévue dans la stricte intimité familiale.
En ces jours de tristesse, Mondoukou pleure un chef. Mais démontre, par son organisation et son sens de l’honneur, qu’un village peut rester debout, digne et uni. Même face à l’épreuve de la disparition.
AK
photos: POUVOIRS MAGAZINE
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