Féminicide à Ahouanou : une bachelière fauchée, une communauté sous le choc. Une bachelière de vingt-deux ans sera inhumée à Ahouanou.
Après un féminicide présumé qui bouleverse toute la région sud ivoirien.
La jeune diplômée du baccalauréat 2025, Bernadette K., née en 2003, a perdu la vie sous les coups violents répétés.
Les faits se seraient déroulés au domicile conjugal improvisé qu’elle partageait avec son compagnon dans la sous-préfecture d’Ahouanou mercredi matin.
Selon un témoin, l’agresseur se serait introduit pendant que la victime prenait sa douche, avant de la frapper violemment longtemps.
Malgré ses cris et supplications, aucune intervention immédiate n’aurait interrompu la violence exercée dans cette habitation modeste locale isolée discrète.
Des voisins affirment avoir vu l’homme transporter la jeune femme blessée vers un centre de santé urbain proche ensuite rapidement.
Constatant le décès en cours de route, le suspect aurait abandonné le corps avant de disparaître sans laisser traces connues.
Le compagnon officiel de Bernadette affirme avoir soutenu sa scolarité jusqu’au baccalauréat, assumant charges éducatives et familiales continues importantes constantes.
De leur union est née une fillette scolarisée en CP1, aujourd’hui prise en charge par la famille locale endeuillée solidaire.
La communauté de Grand-Lahou exprime une profonde indignation face à ce drame, rappelant l’urgence de lutter contre violences conjugales persistantes.
Les forces de sécurité ont ouvert une enquête afin d’identifier le fugitif et établir précisément responsabilités pénales encourues légalement rapidement.
Au-delà de l’émotion, ce drame relance le débat sur la banalisation persistante des violences faites aux femmes.
Il interroge aussi les silences sociaux, familiaux et communautaires qui permettent à ces crimes d’éclore dans l’intimité quotidienne.
Chaque féminicide rappelle l’échec collectif des mécanismes de prévention, d’alerte, de protection et d’accompagnement des victimes vulnérables.
La disparition de Bernadette symbolise des rêves brisés, une enfance privée de mère, et une société confrontée à ses responsabilités.
Face à ces tragédies répétées, l’éducation, la justice et la vigilance citoyenne doivent devenir des remparts effectifs et durables.
FATEM CAMARA
photo:dr
POUVOIRS MAGAZINE
