Deux personnes ont perdu la vie dans la nuit, victimes d’un accident sur l’axe Bangolo–Duékoué, Pk 05.
L’accident s’est produit près du village communal de Guinglo, impliquant deux motos roulant dans des conditions dangereuses.
Dibahié Patrice, décédé sur le coup, était membre du syndicat des transporteurs et connu dans toute la région.
La seconde victime a succombé à ses blessures à l’hôpital général de Bangolo après le choc violent entre motos.
Les deux blessés ont été pris en charge rapidement par le personnel médical de l’hôpital général de Bangolo.
Selon les témoins, la collision a impliqué une moto non immatriculée, dépourvue de documents administratifs, conduite par Zisso Souleymane.
Cette moto, venant de Duékoué en direction de Man, transportait trois passagers et roulait à une vitesse excessive.
Le véhicule roulait sans éclairage, rendant la manœuvre particulièrement dangereuse au Pk 05 lors du croisement fatal.
Dibahié Patrice tentait de se rabattre sur sa gauche pour rejoindre le quartier Sogefiha lorsqu’il a été percuté violemment.
Les jeunes conducteurs, apparemment en état d’ébriété, ont causé la collision par leur imprudence manifeste sur cette route.
Alertée, la brigade de gendarmerie de Bangolo s’est rendue immédiatement sur le site pour constater les faits.
Les forces de l’ordre ont sécurisé les lieux et recueilli les témoignages afin de reconstituer l’accident tragique.
La nuit étouffait Bangolo sous un silence sale, seulement troublé par l’odeur d’essence et de sang. Les phares absents avaient laissé place à l’obscurité brute, celle qui avale les vies sans prévenir.
Sur l’asphalte tiède, les corps racontaient une histoire de vitesse, d’alcool et d’inconscience. Les moteurs se sont tus, mais la route, elle, se souviendra. Les gendarmes notaient, les témoins murmuraient, et l’hôpital fermait les yeux d’un autre fils du bitume.
À Guinglo, la mort a encore gagné, froide, méthodique, indifférente. Personne ne demanda pardon, la route reprit son trafic, comme si rien n’avait jamais compté cette nuit-là maudite.
FATEM CAMARA
photo:dr
POUVOIRS MAGAZINE
