Élu président de l’Assemblée nationale, Patrick Achi ouvre une législature placée sous l’humilité, l’exigence et le dialogue républicain ivoirien.
Le samedi 17 janvier 2026, l’ancien Premier ministre a été largement élu avec 84,98 % des suffrages parlementaires ivoiriens.
Il a recueilli 215 voix contre 36 pour Yao Yao Lazare, sur 253 votants, lors du scrutin interne national.
Cette élection ouvre une nouvelle page institutionnelle, à un moment charnière de la vie politique nationale ivoirienne contemporaine actuelle.
Dans son discours inaugural, Patrick Achi a rappelé la place centrale du Parlement dans l’architecture républicaine ivoirienne moderne actuelle.
Il a souligné le rôle stratégique du vote des lois, du budget et du contrôle gouvernemental parlementaire rigoureux permanent.
Le nouveau président a insisté sur la traduction législative de la vision du Président Alassane Ouattara pour le pays.
Patrick Achi souhaite un hémicycle ouvert, où les débats demeurent vifs, respectueux et constructifs entre toutes les sensibilités politiques.
Conscient de l’histoire, il s’est engagé à être le président de tous les députés sans exclusion ni parti pris.
Humilité, écoute, impartialité et ouverture guideront son action pour renforcer la crédibilité institutionnelle nationale auprès des citoyens ivoiriens durablement.
Le nouveau président a rendu hommage à Adama Bictogo pour la modernisation de l’Institution parlementaire accomplie durant son mandat.
Il a tendu la main à l’opposition, appelant au dialogue et à la responsabilité partagée dans cette nouvelle législature.
Issu du RHDP, Patrick Achi a rappelé que la majorité constitue une responsabilité nationale face aux attentes populaires actuelles.
Selon lui, les Ivoiriens attendent des lois utiles, des débats qualitatifs et des décisions justes pour l’avenir commun national.
Patrick Achi devient ainsi le neuvième président depuis 1960, inscrivant son nom dans l’histoire parlementaire ivoirienne contemporaine durable aujourd’hui.
Par ce mandat, il ambitionne une Assemblée nationale exigeante, inclusive et entièrement dévouée à la République de Côte d’Ivoire.
Avec 84,98 % des suffrages, Patrick Achi bénéficie d’un soutien massif, révélateur de la large majorité parlementaire détenue par le RHDP et de sa forte discipline interne.
Ce score ne reflète pas seulement une adhésion personnelle.
Mais l’expression d’un choix collectif structuré, aligné sur la continuité institutionnelle et la stabilité politique.
Les 215 voix obtenues sur 253 votants indiquent que le vote a largement dépassé le seul noyau dur de la majorité. Suggérant soit des ralliements tactiques, soit une reconnaissance transpartisane de son profil d’ancien Premier ministre, perçu comme expérimenté, consensuel et rassurant. À l’inverse, les 36 voix accordées au candidat du PDCI-RDA traduisent une opposition présente mais minoritaire. Laquelle conserve une visibilité politique sans capacité d’inflexion immédiate sur les choix institutionnels majeurs.
Cette configuration souligne aussi une réalité institutionnelle. L’élection du président de l’Assemblée nationale est moins un scrutin de compétition que un vote d’architecture du pouvoir. La logique de majorité y prévaut sur l’affrontement idéologique. Elle exprime enfin une attente implicite. Avec une telle légitimité numérique, Patrick Achi est placé sous une exigence accrue de résultats, de neutralité et d’ouverture. Car plus le soutien est massif, plus la responsabilité politique et symbolique est lourde.
JULIEN BOUABRE
photo:dr
POUVOIRS MAGAZINE
