En ce 20 novembre 2025, la Côte d’Ivoire se souvient d’Ignace Wognin, attaquant talentueux et figure fondatrice du football national moderne.
Ignace Wognin aurait eu quatre-vingt-quatorze ans aujourd’hui, rappelant une vie sportive marquée par courage, détermination et une élégance remarquable.
Ses jambes légèrement en X, conséquence de fractures anciennes, n’ont jamais diminué sa volonté profonde d’exceller sur les terrains.
Au contraire, il a rappelé par son jeu le Brésilien Garincha.

Il fut l’un des premiers joueurs ivoiriens à réussir pleinement dans le championnat français, marquant durablement les mémoires collectives.
L’ex sociétaire du Sco et coach de l’Asec. Et capitaine de l’équipe de France Jean Marc Guillou parle de lui avec emphase. Et se souvient que cet ivoirien a marqué la ville d’Angers.
Durant une décennie, il inscrivit cent un buts impressionnants, démontrant une régularité admirable et une efficacité offensive exemplaire.
Ses passages à Sète, Angers, Lens et Limoges dessinent un parcours riche, révélateur d’une grande persévérance individuelle.
En Côte d’Ivoire, il devint ensuite entraîneur de l’ASEC Mimosas, transmettant passion, discipline et expertise aux jeunes générations enthousiastes.
Son nom demeure attaché au terrain de Sol Béni, rappelant symboliquement son engagement constant envers l’institution sportive ivoirienne.
Ignace Wognin représente une époque pionnière où talent, sacrifice et dignité façonnaient les destins sportifs avec une force admirable.
Son souvenir reste vivant grâce aux témoignages d’anciens joueurs évoquant son humilité naturelle et sa volonté permanente d’aider autrui.
Aujourd’hui, nous honorons sereinement un homme ayant ouvert la voie, laissant un héritage discret mais profondément respecté par tous.
DESIRE THEA
photo:dr
POUVOIRS MAGAZINE
