Face à l’absence de mise en œuvre du Conseil supérieur de la marine marchande promis en 2011, les acteurs du secteur ( syndicats, associations, ONG et fédérations ) avancent une alternative institutionnelle ambitieuse : la Direction Ivoirienne Autonome de la Marine Marchande (DIAMM). Une proposition portée notamment par le Capitaine Yao Jean Mardochée, qui appelle l’État à ouvrir un dialogue immédiat.
Un engagement resté sans suite depuis 2011
Lors des États généraux de la mer organisés en 2011, la création d’un Conseil supérieur de la marine marchande avait été annoncée comme une priorité pour structurer durablement la filière. Quatorze ans plus tard, ce dispositif stratégique n’a toujours pas vu le jour.
Les représentants des syndicats, associations, ONG, fédérations et confédérations de la marine marchande expriment aujourd’hui leur préoccupation face à cette longue période d’inaction, qui freine, selon eux, la cohérence et la compétitivité du secteur.

La DIAMM, une réponse structurante pour moderniser la filière
Afin de relancer une dynamique institutionnelle forte, les acteurs de la profession proposent la création de la Direction Ivoirienne Autonome de la Marine Marchande (DIAMM). Cette structure, pensée pour être autonome et opérationnelle, vise à répondre aux besoins actuels d’un secteur en mutation.
La DIAMM aurait pour principales missions de :
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Défendre les intérêts de l’ensemble de la filière maritime, dans une approche unifiée et représentative ;
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Promouvoir et développer l’emploi maritime national, en renforçant la formation, l’insertion professionnelle et la valorisation des compétences locales ;
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Consolider la souveraineté maritime de la Côte d’Ivoire, enjeu majeur dans un contexte de croissance des échanges internationaux et de concurrence régionale accrue.
Le Capitaine Yao Jean Mardochée, Président des représentants des associations, syndicats, mouvements et ONG de la marine marchande, se fait le porte-voix de cette démarche collective.
Un appel à l’État pour un dialogue « sans délai »
Les organisations signataires rappellent que la modernisation de la gouvernance maritime ne peut se faire sans un engagement clair et rapide des autorités publiques.
Elles appellent donc l’État à ouvrir sans délai un dialogue constructif afin d’examiner, ajuster et concrétiser cette initiative jugée essentielle pour l’avenir de la marine marchande ivoirienne.
Pour ses promoteurs, la DIAMM constitue une opportunité stratégique : celle de doter la Côte d’Ivoire d’un outil moderne, efficace et capable d’accompagner durablement les ambitions maritimes du pays.
Pouvoirs Magazine
Sophie B.
