Ce 10 novembre, le surdoué d’Abidjan souffle ses 33 bougies. Joueur d’exception, Wilfried Zaha, ailier insaisissable, continue d’écrire une carrière faite de dribbles fulgurants, de choix affirmés et de caractère trempé.
Wilfried Zaha n’a jamais été un joueur ordinaire, et c’est sans doute ce qui fait toute sa singularité.
Né le 10 novembre 1992 à Abidjan, il a grandi avec le ballon pour unique langage et la provocation pour dialecte.
À 33 ans, l’ailier du Charlotte FC garde la même intensité qu’à ses débuts sous les couleurs de Crystal Palace.
Sa vitesse, sa technique et sa hargne ont toujours fait de lui un joueur à part, parfois incompris, souvent admiré.
Même ses détracteurs reconnaissent que peu savent casser les lignes et créer le chaos comme lui sur un terrain.
Sa carrière est une succession de départs, de retours et de réinventions, à l’image de son tempérament insoumis.
En 2016, il a choisi le cœur plutôt que la raison, endossant la tunique orange de la Côte d’Ivoire avec fierté.
Depuis, il est devenu un symbole d’attachement à ses racines, un ambassadeur du football ivoirien au style libre.
Son duel verbal passé avec le journaliste Martial Gohourou reste une anecdote révélatrice de son franc-parler.
Ce jour-là, Zaha s’était plaint des repas, du bruit, des horaires, voulant la solitude pour mieux se concentrer.
Certains y ont vu du caprice, d’autres, l’exigence d’un compétiteur qui cherche la perfection dans chaque détail.
Sa personnalité volcanique contraste avec une pudeur rare dès qu’il s’agit d’évoquer son enfance et ses sacrifices.
Passé par Manchester United, Cardiff, puis revenu héros à Crystal Palace, il a conquis le public par sa fidélité.
Zaha, c’est le foot total : du rythme, du dribble, du désordre créatif, un feu d’artifice à chaque prise de balle.
Et en ce 10 novembre, ceux qui l’ont critiqué hier admettent qu’il aura marqué son époque à sa manière unique.
Alors, à celui qui ne supportait pas l’huile sur le riz, souhaitons un joyeux anniversaire plein de saveur et de panache.
Wilfried Armel Zaha, le footballeur qui dribble la routine et défie la norme, souffle aujourd’hui ses 33 bougies d’or.
DESIRE THEA
photo:dr
POUVOIRS MAGAZINE
