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Une opération policière coordonnée par Interpol a conduit à l’arrestation de 260 cybercriminels et l’identification de 1 463 victimes.

Interpol a annoncé, ce vendredi 26 septembre, l’arrestation de 260 suspects impliqués dans des cyberarnaques sur le continent africain.

L’opération, nommée « Contender 3.0 », s’est déroulée durant l’été dans 14 pays africains, sur deux semaines d’enquête intensive.

Elle ciblait deux formes de criminalité numérique en forte hausse : les arnaques sentimentales et le chantage sexuel par internet.

Les escrocs séduisent leurs victimes en ligne, créant de fausses identités ou usurpant celles de célébrités pour gagner leur confiance.

Une fois la relation installée, ils extorquent de l’argent en exploitant les émotions de leurs cibles souvent vulnérables et isolées.

Interpol cite un exemple au Sénégal, où on a arrêté 22 personnes dans un réseau utilisant de faux profils d’artistes connus.

L’autre méthode est plus agressive : enregistrer secrètement des contenus intimes pour menacer ensuite les victimes de les publier.

Cette technique, appelée « sextorsion », est en plein essor dans des pays comme le Ghana, où 68 arrestations ont été effectuées.

En Côte d’Ivoire, la police a interpellé 24 individus impliqués dans ce type de cyberchantage à des fins d’extorsion financière.

Au total, les forces engagées ont démantelé 81 réseaux criminels, actifs principalement en Afrique mais aussi à l’échelle internationale.

Les enquêteurs ont recensé 1 463 victimes réparties à travers le monde, dont la majorité se trouve sur le continent africain.

Le préjudice global causé par ces cyberarnaques est estimé à près de 2,8 millions de dollars, soit environ 2,4 millions d’euros.

Interpol alerte sur une forte recrudescence des escroqueries numériques ciblant les émotions et la vie privée des internautes africains.

Les services de police spécialisés dans ces pays constatent une évolution rapide des techniques utilisées par les réseaux organisés.

Les pays impliqués dans l’opération sont : l’Angola, le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire et la Gambie notamment.

S’ajoutent également : le Ghana, la Guinée, le Kenya, le Nigeria, le Rwanda, le Sénégal, l’Afrique du Sud, l’Ouganda et la Zambie.

Ces résultats montrent la nécessité de renforcer la coopération policière transfrontalière pour faire face aux menaces numériques croissantes.

FATEM CAMARA

photo:dr

POUVOIRS MAGAZINE

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