À un mois de l’échéance présidentielle du 25 octobre 2025, les Forces armées ivoiriennes intensifient leur préparation sécuritaire.
Un vaste exercice de simulation est lancé à Yamoussoukro du 22 au 26 septembre. Objectif : garantir un scrutin sans heurts, anticiper les risques, et affirmer la cohésion des unités sur le terrain.
Yamoussoukro devient, cette semaine, le théâtre d’une intense mobilisation militaire. Du 22 au 26 septembre 2025, les Forces armées de Côte d’Ivoire (FACI) investissent la capitale politique pour un exercice stratégique de simulation. À l’approche de la présidentielle du 25 octobre, l’heure est à l’anticipation et à la coordination.
Dans un contexte électoral toujours sensible, l’État-Major Général des Armées, sous la direction du Général de Corps d’Armée Lassina Doumbia, veut mettre toutes les chances du côté de la stabilité. L’opération, qualifiée de « test grandeur nature », vise à renforcer l’efficacité interforcée des unités de défense et de sécurité qui seront déployées durant le scrutin.
Mouvements de troupes, patrouilles diurnes et nocturnes, déploiements de véhicules blindés.
Pendant cinq jours, Yamoussoukro vivra au rythme de l’entraînement militaire. Les habitants pourraient subir quelques désagréments. Notamment sonores. Mais l’armée assure que les mesures nécessaires ont été prises pour limiter les perturbations. Elle adresse, en amont, ses excuses à la population locale tout en appelant à sa compréhension.
Au-delà de la logistique, l’enjeu est avant tout politique. Assurer aux Ivoiriens une élection libre, transparente et sécurisée, dans un climat de sérénité. Pour les autorités, cette simulation s’inscrit dans une logique d’anticipation des menaces, qu’elles soient locales ou transfrontalières, internes ou cybernétiques.
Ce n’est pas une démonstration de force, mais une démonstration de responsabilité. C’est le message que veulent envoyer les FACI, à un moment où l’histoire démocratique du pays s’écrit sous haute vigilance.
Cette initiative confirme aussi le rôle central des forces armées dans le renforcement de l’État de droit. En s’alignant sur les standards internationaux en matière de sécurité électorale, la Côte d’Ivoire montre qu’elle prend au sérieux l’un des piliers de toute démocratie. Qui est la confiance des citoyens dans le processus électoral.
En somme, la sécurité ne s’improvise pas, et les forces armées ivoiriennes entendent bien le prouver, une manœuvre à la fois.
ETHAN GNOGBO
photo:dr
POUVOIRS MAGAZINE

