28 août: Oswald Kouamé : « Chaque année en plus est une gloire, chaque battement une offrande »

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En ce 28 août, jour de son anniversaire, Oswald Kouamé, batteur virtuose, citoyen du monde entre le Japon et la Côte d’Ivoire, a pris le temps de répondre à nos questions.

Véritable sculpteur de sons, il nous parle de rythmes, de foi, d’ambitions et de gratitude. Rencontre.

Aujourd’hui c’est votre anniversaire. Comment vibrez-vous ce jour-là ?

Oswald Kouamé : Oui, aujourd’hui est mon anniversaire. Et je le fête en rythme, avec une grande reconnaissance. Chaque année supplémentaire est une gloire, une grâce. Ce n’est pas donné à tout le monde d’avoir ce bonheur de souffler une bougie de plus. Je le vis comme un privilège, une célébration du souffle de vie que Dieu m’accorde.

Quel est votre souhait d’anniversaire pour vous-même ? Et pour la musique ivoirienne ?

Mon plus grand souhait est de réaliser mes rêves. Mais au-delà des ambitions personnelles, je demande la santé, la prospérité, la chance… et surtout la possibilité de partager ce que j’ai en moi avec toute la jeunesse.

Quant à la musique ivoirienne, je lui souhaite de prospérer, mais toujours avec Jésus aussi. Il ne faut jamais oublier de mettre Dieu, le Maître suprême, au-devant de tout. C’est cela qui garantit une réussite vraie, stable, profonde.

Envoyons notre musique ailleurs. Soyons des ambassadeurs uniques, vrais, inspirés. Que la musique ivoirienne soit et reste, dans le monde entier !

 Si vous deviez résumer votre vie en une seule frappe de baguette, ce serait sur quoi ?

Ce serait sur le volant de ma voiture. Pourquoi ? Parce que la voiture est un symbole parfait : sans volant, sans batterie, sans pneus, elle n’avance pas. Chaque pièce a son rôle, chaque battement compte. Et moi, je suis pour la paix, l’unité, la cohésion sociale. Le volant, c’est la direction… comme la musique donne une direction à la vie.

Vous êtes connu pour « taper sur tout ». Quel est l’objet le plus inattendu qui vous a donné une vraie note ?

Je vous assure, c’est le moteur d’une voiture. Un jour, en concert aux États-Unis, devant les plus grands noms du jazz, je me suis dit : « Je ne vais pas venir leur faire du jazz classique, ce serait ridicule. » Il fallait que je les surprenne !

Je regarde autour de moi, rien. Puis je vois la voiture de l’ingé-son avec qui j’avais fait la balance. Je lui demande : « Je peux utiliser ta voiture ? » Il me regarde, étonné. Je lui dis : « Mets juste un micro, s’il te plaît. » Il s’exécute.

Le moteur a résonné d’une manière inattendue. Une note brute, vraie, différente. Et le public était conquis. Ce que j’ai préféré entendre ? « Il vient de la Côte d’Ivoire. » Là, j’ai compris que mon identité était ma force.

En quelques mots : que retenez-vous de votre parcours, vous qui vivez entre le Japon et la Côte d’Ivoire ?

Que le rythme n’a pas de frontière. Que le respect des origines, des spiritualités et de l’effort ouvre toutes les portes. Et que le monde appartient à ceux qui osent créer, même avec un moteur de voiture.

Joyeux anniversaire, Maestro !

En ce 28 août, nous célébrons non seulement un batteur d’exception, mais aussi un homme de foi, de paix, et de transmission. Joyeux anniversaire à Oswald Kouamé, ambassadeur du rythme, de l’unité et de la Côte d’Ivoire. Que les prochaines années soient encore plus vibrantes.

FATEM CAMARA (stagiaire) & ALEX KIPRE

photo:dr

POUVOIRS MAGAZINE