À Yamoussoukro, la ferveur militante ne faiblit pas : le nom de Thiam continue de rallier les cœurs. Dans la Maison jaune, les visages sont tendus mais déterminés.
L’affaire est grave, mais la confiance demeure totale.
Kouacou Gnrangbé, envoyé spécial de Thiam, a réuni les militants pour clarifier, rassurer et remobiliser les forces locales.
Le district, partagé entre Attiégouakro et Yamoussoukro, est venu nombreux écouter, comprendre et surtout, se faire entendre clairement.
Loin de l’agitation des réseaux sociaux, les militants veulent des explications solides. Ils rejettent la décision de radiation.
Ils ne parlent pas seulement d’un candidat écarté, mais d’une figure héritière d’un passé fondateur et légitime.
Thiam, pour eux, incarne la continuité d’un rêve né avec Houphouët, rêve d’unité, de grandeur, d’équilibre national.
Les mots résonnent fort : « Il sera candidat. Il gagnera. Restez unis, nous irons jusqu’au bout. »
Djebri N’Goran appuie sans détour : la manœuvre est politique.
Mais la mobilisation du peuple rendra l’injustice caduque.
Il ajoute que les communautés Akouè et Nanafouè ne permettront jamais que l’on raye ainsi leur avenir.
Le député Jean Likane Yagui, lui, dépasse la politique : pour lui, c’est la mémoire collective qui vacille.
Thiam serait, selon lui, ce fils mythique revenu pour rassembler, guérir, et offrir dignité à tout un peuple.
« Organisez-vous. Montrez que vous refusez la soumission », lance-t-il, galvanisant une foule prête à s’investir sans relâche.
Puis William Aldo, confident du candidat, tranche : « La loi peut vaciller, mais la volonté populaire ne cède jamais. »
Il promet une chose : « Réintégré, candidat, élu. Ce scénario n’est pas un rêve, c’est notre feuille de route. »
L’exclusion de Thiam n’est pas une fin, mais un test. Une bataille à livrer, et à gagner.
Dans les regards, une seule conviction : le combat ne fait que commencer. Rien n’est fini pour Tidjane Thiam.
Les pancartes sont prêtes, les voix s’élèvent, et l’histoire, elle, attend toujours d’être écrite, autrement, avec lui.
Ce n’est pas une page tournée, c’est un chapitre suspendu. Et chaque militant veut en écrire la suite.
ETHAN GNOGBO
photo:dr
POUVOIRS MAGAZINE

