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Simon Biyong, sur les traces de Ngannou

Après un combat, certains combattants vont en boîte, boivent de l’alcool et mangent de la malbouffe. Cependant, Simon Biyong, lui, garde l’esprit clair grâce à la peinture.

« Elle m’aide à rester concentré et me rappelle d’où je viens », explique-t-il. Après sa victoire contre Renan Martins, le 22 novembre, il est rentré à Gênes. Là, il a repris sa place derrière son chevalet. Biyong, combattant de la Professional Fighter League, enchaîne 10 victoires et 5 défaites.

Camerounais, il est arrivé en Italie il y a dix ans. En général, les étudiants camerounais viennent en Italie pour étudier des domaines comme le génie civil ou la médecine, qui sont lucratifs. Mais lui a choisi l’art, une voie incomprise par ses compatriotes.

« Personne ne quitte le Cameroun pour étudier l’art », confie-t-il. Son père, gendarme, avait des doutes. Il pensait que l’art ne pouvait pas nourrir un foyer. Cependant, il a compris que l’épanouissement de son fils passait par la peinture.

Depuis son enfance, Simon achetait des mangas qu’il recopiait et offrait à ceux qui n’avaient pas les moyens de les acheter. Après le collège, il s’inscrit dans un lycée artistique à Mbalmayo, puis à l’université de Yaoundé en arts plastiques.

Là, il se rend compte que l’art n’est pas une priorité au Cameroun.

« Nous étions relégués dans une cabane en bois, tandis que d’autres filières avaient des bâtiments en dur », se souvient-il.

Lors de ses sessions nocturnes de peinture, il découvre les combats de MMA à la télévision. « Je suis allé à la salle juste pour frapper dans un sac. J’étais seul, ma famille me manquait. C’était une manière d’évacuer l’énergie négative », explique-t-il. Aujourd’hui, ses deux passions cohabitent harmonieusement. La peinture l’a aidé à développer la patience et la persévérance. « C’est la même chose dans le MMA. Il faut rester concentré sur des objectifs à long terme. »

Pour Simon, la peinture joue un rôle essentiel dans sa préparation mentale. « Elle renforce ma capacité de visualisation. Quand je suis dans la cage, je visualise déjà ce qui va se passer. » Pour la concentration, il n’a pas besoin de cours de respiration comme d’autres combattants. « Quand je peins, je médite », conclut-il.

DESIRE THEA

photo:dr

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