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Milieu scolaire ivoirien : de mal en pire

Sous l’emprise du trafic de stupéfiants, le visage de la Côte d’Ivoire évolue de manière inquiétante.

La réalité est alarmante et mériterait une attention urgente. Le pays, devenu un point de passage pour le trafic, fait face à un marché florissant avec 4 à 5 types de stupéfiants. L’exemple du bleu-bleu. Ou pire des bouteilles d’eau scellée dans laquelle on a injecté des doses de drogue. Estimé à plusieurs milliards de francs CFA par an. Ce phénomène ne touche plus uniquement les grandes villes comme Abidjan, mais se propage rapidement dans les petites localités et même dans les zones rurales. Des villages de Daloa, Sipilou, Odiénné…

Heureusement l’Etat de Côte d’Ivoire a pris des mesures fermes et les fumoirs et autres maquis aux abords des écoles n’existentent plus.

Si la situation perdure, nous pourrions bientôt voir plus de points de vente de drogue que d’écoles. Actuellement, le rapport est déjà inquiétant. Une part importante de notre jeunesse est directement touchée par ce fléau. Avec des adolescents impliqués dans le trafic de drogue ou des activités criminelles. Les conséquences sont tragiques, avec une augmentation des violences et des règlements de comptes.

 Avec aussi des dépravations et déviances sexuelles.

Des enfants innocents, pris au milieu de cette violence, souffrent également des conséquences. Nous avons entendu des histoires de jeunes sous amphétamines impliqués dans des partouzes, des tontines sexuelles. Des jeunes consommés de gâteaux drogués. Et cela doit nous alerter. La vie de nos jeunes est en jeu, car certains d’entre eux se retrouvent entraînés dans cette spirale de violence, de sexe souvent attirés par l’argent facile.

Mais il faut aller plus loin et se poser la question de savoir comment la drogue rentre dans le pays. Car c’est une fois sur place qu’on utilise les Camoriciens (dealers) pour investir les établissements scolaires. Des sirops, des biscuits, des bonbons, vendeurs de croche croche (glace pilée).  L’herbe est mis dans des ourlets de pantalons, des trousses.

Il est impératif que nous prenions des mesures concrètes. La jeunesse ivoirienne mérite un avenir meilleur, loin de ces dangers. Nous devons encourager l’éducation et les activités sportives comme alternatives aux choix destructeurs. Les autorités doivent renforcer la sensibilisation dans les écoles et les quartiers. Tout en créant des espaces où les jeunes peuvent s’exprimer et se développer.

La mobilisation des parents, des enseignants et de la communauté est essentielle pour contrer ce phénomène. Ensemble, nous pouvons bâtir un avenir où nos jeunes sont des acteurs de changement et non des victimes d’un système défaillant. Face aux défis du trafic de drogues, unissons nos forces pour protéger notre avenir commun et faire de notre pays un endroit sûr et prospère pour tous.

MARIE GNIALET

photo:dr

POUVOIRS MAGAZINE

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