Une mère condamnée : quand la violence éducative dérape
A.P., âgée d’une trentaine d’années, a été condamnée à six mois de prison avec sursis. Elle doit également payer une amende de 300 000 francs CFA à l’État de Côte d’Ivoire. Cette décision fait suite à des violences infligées à son fils de 8 ans.
Les faits se sont déroulés le 15 octobre 2024. Adeline a expliqué au tribunal que son fils refusait de lui obéir. Elle a tenté de le faire venir à elle, mais l’enfant était réticent. Pour lui faire comprendre son autorité, elle a alors décidé de le frapper.
Elle a précisé que son fils avait été confié à sa sœur aînée après sa naissance. Le père de l’enfant était en prison pendant sa grossesse, rendant les choses plus difficiles pour elle. Cette année, elle a enfin récupéré son fils.
Après avoir entendu son témoignage, le juge a expliqué que la réaction de l’enfant était normale. Il a souligné qu’Adeline devait faire preuve de patience et lui donner de l’amour. Le juge a également demandé où se trouvait le père de l’enfant. Adeline a répondu qu’il était toujours en détention à Abidjan.
En taquinant l’accusée, le juge a insinué qu’elle souhaitait voir son conjoint. Adeline a souri et a promis de ne plus frapper son fils.
Conseils pour éviter de telles déconvenues :
Éducation positive : Promouvoir des méthodes d’éducation basées sur la communication et le respect mutuel.
Chercher de l’aide : Consulter un psychologue ou un conseiller en parentalité pour gérer les frustrations.
Groupe de soutien : Rejoindre des groupes de soutien pour parents afin d’échanger des expériences et des conseils.
Gestion du stress : Apprendre des techniques de gestion du stress pour mieux gérer les situations difficiles avec les enfants.
Sensibilisation : Suivre des formations sur les impacts des violences physiques sur le développement de l’enfant.
MARIE GNIALET
photo:dr
POUVOIRS MAGAZINE

