« Sonny Boy » est le titre du livre mémoires d’Al Pacino. Il est épais de 384 pages et est sorti des fabriques du Seuil.
Le destin d’Al Pacino semble prédestiné, notamment à cause de son grand-père originaire de Corleone, en Sicile. Ce lien familial mystérieux a conduit Pacino à incarner un mafieux légendaire dans le film Le Parrain. Son parcours vers le succès fut long et semé d’embûches, chaque étape marquant sa destinée.
Sa mère, passionnée de musique, le surnommait « Sonny Boy », inspirée par une chanson d’Al Jolson qu’elle écoutait fréquemment. Chaque samedi, elle l’emmenait au cinéma, éveillant sa passion pour la comédie. À seulement cinq ans, il découvre le film Le Poison et, à la maison, imite Ray Milland avec brio. Cette performance familiale marque le début de sa vocation d’acteur, suscitant l’admiration de ses proches.
Pacino évoque ses débuts avec enthousiasme et énergie, ce qui semble surprenant car il était également un athlète talentueux. À l’adolescence, sa vie prend un tournant décisif lors d’une représentation de La Mouette, une expérience qui l’ébranle profondément. À la fin de l’année scolaire, ses camarades le désignent comme « l’élève le plus prometteur », une prédiction qui se vérifie rapidement par la suite.
Avant de devenir une star, il a enchaîné divers petits boulots comme déménageur, gardien d’immeuble et ouvreur de cinéma.
Il suit des cours d’art dramatique, notamment avec Martin Sheen, et sa passion pour le théâtre se renforce. Lors d’auditions pour America, America, il arrive en retard, un retard attribué à sa dépendance à l’alcool à l’époque.
L’Actors Studio le prend sous son aile, lui permettant de comprendre que le talent est comme « un brin d’herbe poussant entre deux plaques de béton ». Marlon Brando devient alors son idole, un acteur dont l’art dépasse le simple jeu. La pièce L’Indien cherche le Bronx le propulse sur le devant de la scène, le révélant au public malgré une critique acerbe qui l’affecte profondément.
Après avoir joué un rôle marquant dans Panique à Needle Park, Pacino incarne un vagabond déchiré dans L’Épouvantail, mais son alchimie avec Gene Hackman est compliquée. Il affirme alors que jouer au cinéma est plus simple que sur scène, comparant les deux à marcher sur une corde. À cette époque, il est souvent comparé à Dustin Hoffman, ce qui l’agace.
Pour Le Parrain, la Paramount ne souhaitait pas le choisir, mais Coppola s’oppose à cette décision.
En préparation, il partage un repas mémorable avec Brando, une expérience révélatrice de leur approche respective de la comédie. De manière surprenante, Pacino avoue qu’il n’a pratiquement jamais vu Le Parrain dans son intégralité.
Il décline également d’autres rôles emblématiques, y compris celui de Han Solo dans Star Wars. À la place, il choisit d’incarner Tony Montana dans Scarface, un personnage emblématique du cinéma. Sa performance dans le remake de Parfum de femme est acclamée, particulièrement son discours final.
Dans Un après-midi de chien, il incarne un braqueur passionné, suscitant l’enthousiasme du public. Les studios lui offrent une Alfa Romeo pour Bobby Deerfield, mais le film n’obtient pas le succès escompté.
Pendant ce tournage, il tombe amoureux de Marthe Keller, un tournant qui le pousse à renoncer à l’alcool.
Sa passion pour Shakespeare demeure vivante tout au long de sa carrière. Pacino a connu des relations tumultueuses avec des actrices célèbres et a été ruiné par ses comptables. Il déteste voyager en avion, mais accumule les nominations aux Oscars, remportant finalement l’Oscar pour Le Temps d’un week-end.
Lors de sa cérémonie de remerciement, il plaisante sur le fait d’avoir été interrompu. Sa carrière éclectique comprend des rôles mémorables tels que Phil Spector et Roy Cohn. Un de ses rêves reste de réaliser une adaptation de Roi Lear.
Il vit avec le fantasme de se réveiller dans un cercueil, imaginant un accueil chaleureux de Dieu au paradis. La vie d’Al Pacino, pleine de rebondissements, continue de fasciner le public et d’inspirer les artistes du monde entier.

