La Côte d’Ivoire réintroduit des visas pour le Maroc afin de contrôler l’immigration clandestine et renforcer la sécurité.
Cette mesure vise à contrer le trafic de faux passeports et à réduire les migrants illégaux.
La période d’expérimentation durera deux ans, commençant le 1ᵉʳ septembre, selon les autorités ivoiriennes.
La décision a surpris de nombreux citoyens, étant donné l’accord de libre circulation entre les deux pays.
Elle émane du gouvernement ivoirien pour limiter l’afflux de migrants vers les côtes méditerranéennes.
Un rapport indique que de nombreux migrants se déclarant ivoiriens ne le sont pas réellement.
Frontex, l’agence européenne, a signalé seulement quelques Ivoiriens parmi 14 800 migrants à Lampedusa en 2023.
Le gouvernement ivoirien dénonce des réseaux organisés utilisant de faux passeports et des cachets falsifiés.
Cette réintroduction des visas pourrait affaiblir ces réseaux et renforcer la crédibilité des documents ivoiriens.
Toutefois, la mesure a provoqué une controverse, certains y voyant des risques de discrimination et de xénophobie.
Des critiques soulignent des difficultés pour les Ivoiriens intégrés au Maroc, vivant là-bas depuis longtemps.
Ces personnes craignent une détérioration des relations familiales et des envois de fonds vers la Côte d’Ivoire.
Des entrepreneurs ivoiriens regrettent l’absence de concertation avec la communauté ivoirienne locale au Maroc.
Ils rappellent que de nombreux résidents n’ont eu que deux semaines pour s’adapter à cette décision.
Beaucoup se sont précipités pour retourner au Maroc avant le 1ᵉʳ septembre, au coût élevé.
Les critiques considèrent que cette décision risque de renforcer l’immigration clandestine et compliquer l’intégration.
Une communauté bien intégrée se voit confrontée à des obstacles administratifs et économiques imprévus par cette nouvelle mesure.
MARIE GNIALET
photo: dr
POUVOIRS MAGAZINE

