Au lendemain de la cérémonie d’ouverture des JO, les musiciens de caserne du XIIIe arrondissement parisien était heureux.
Ce sont eux qui ont assuré le spectacle aux côtés d’Aya Nakamura.
L’association avec l’interprète du tube « Djadja » a marqué les esprits. Le chef de la musique de la garde républicaine, a enflammé les réseaux sociaux avec une danse devenue iconique.
La réunion de deux mondes, la langue française académique et de l’autre côté la langue parlée, la langue de la rue. D’aucuns y ont vu une alliance contre-nature, comme on a pu le lire sur les réseaux sociaux. Mais il n’y a pas de sous-culture. Et pour une institution comme la garde républicaine, c’est important de montrer qu’elle ne fige. Mais évolue avec son époque et est ouverte sur tous les genres musicaux
Les invectives et insultes racistes à l’encontre d’Aya Nakamura en janvier étaient encore dans les mémoires.
Réunion de deux mondes
À l’époque, le nom de la star associée au tableau était inconnu. Les plus jeunes, ceux de 22 ans, peine à réaliser avoir côtoyé d’aussi près la vedette mondiale qu’ils connaissent bien. C’était beaucoup de surprises au début. Et tout le monde a pris beaucoup de plaisir
La garde républicaine n’en est pas à son premier coup d’éclat. En 2017, elle avait défrayé la chronique au Stade de France. Un de ses musiciens avait joué un titre du groupe Oasis à la guitare électrique, en hommage aux victimes des attentats de Manchester et Londres.
Quant à la cérémonie de clôture il sera crucial de montrer que la garde républicaine ne se fige pas mais évolue avec son époque.
C’était un spectacle démesuré, avec des prouesses techniques inimaginables ! Les acteurs culturels ont tenu le pari malgré les difficultés.
On a rendu aux Français leur pays comme ils aimeraient le voir..
Cette collaboration entre Aya Nakamura et la garde républicaine montre que la musique peut rassembler au-delà des différences. Elle souligne l’importance de l’évolution et de l’ouverture aux nouveaux genres musicaux pour des institutions comme la garde républicaine.
HARON LESLIE
photo: dr
POUVOIRS MAGAZINE

