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Le 18 juin : l’Amie Amy sombre 

18 juin 2011, Amy Winehouse est dans le parc de Kalemegdan, à Belgrade. Un mois avant sa mort. Ivre, incapable de chanter, elle finit son dernier concert sous les huées

A Belgrade, ce 18 juin 2011, le public est venu nombreux écouter la voix chaude et profonde de la dernière diva de la soul. Au pied de la frêle silhouette titubante, 20 000 personnes applaudissent à tout rompre. Mais Amy Winehouse ne parvient pas à chanter.

La chanteuse très soul et très seule a noyé son mal-être dans l’alcool. Elle ivre. Ne sait pas ce qu’elle fait

Agrippée à son micro, la chanteuse n’émet que quelques fausses notes et laisse ses musiciens jouer seuls. Quand ils ne sont pas forcés de s’interrompre pour l’aider à se relever. Plusieurs fois on la ramène en coulisses. Elle revient Ses fans la siffle, la hue. Ils sont déçus. Au mois de mai, elle s’était une nouvelle fois fait soigner en clinique. En vain, apparemment. On annule la tournée européenne.

 

Ce soir-là de 18 juin 2011 à Belgrade, son choriste la tient debout, lui parle à l’oreille, l’encourage à chanter

Le mois de juillet qui suit, elle décède. A 27 ans.

Les premiers tests toxicologiques pratiqués sur le cadavre excluront une overdose de drogues, sans préciser la cause exacte du décès. Les résultats définitifs indiquent un taux de 4,16 grammes d’alcool par litre de sang au moment de la mort. Un taux de 0,5 interdit de conduire ; 3,5 est le point limite, la partie du cerveau qui commande la respiration est atteinte.

Winehouse a bu comme un trou, une fois de plus, une fois de trop. Il n’y avait même pas de verre au pied de son lit, simplement trois bouteilles de vodka vides. Elle a sombré dans un coma éthylique qui a pu entraîner un vomissement dans les bronches. Un refroidissement de la température corporelle ou une crise d’épilepsie.

 

HARON LESLIE

photo: dr

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