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La Fif devant les tribunaux. Pourquoi ?

Abidjan City ne démord pas qui convoque Valérie Datro la mère de David devant les tribunaux abidjanais. Et la Fif via ses agents fortement impliqués dans le vol du footballeur au profit du club norvégien.

Du jamais vu. Comment un club de D3 de la ville d’Abidjan, en Côte d’Ivoire, pays d’Afrique peut se retrouver devant une juridiction transcontinentale ? Pour une histoire de joueur de foot. C’est qu’il y a vraiment un problème.

Et le problème ne saurait provenir d’Abidjan City. Un petit club de D3 ne peut pas contester une décision  du Tribunal arbitral du sport (Tas) qui n’a pas dit le droit. Par fantaisie ou par caprice.

L’affaire Datro n’est pas une simple affaire de « transpireurs en short », de « fuite de mollets habiles ». C’est une histoire de « traite africaine », de « trafics humains ».

Du jamais vu

Le foot n’est pas- ou plus- une histoire de loisirs, de plaisirs. C’est beaucoup plus que du business. C’est de la création de richesse. De la métamorphose de destin de toute une communauté, de la structuration de génération.

Et les clubs de formation ont la responsabilité totale de génération de joueurs. Quand un joueur est grippé, célèbre son anniversaire, perd un parent lointain. Ou il doit vivre un moment de rentrée scolaire, à Noel, lors de la tabaski, ou un projet vers la Mecque. Un joueur est pris en charge par son club formateur. Et c’était le cas de David Datro Fofana au sein d’Abidjan City où il a passé 5 ans à se faire prendre en charge. Totalement.

Faux en écriture privée.

Un club formateur est convaincu qu’un joueur va faire carrière. Non pas parce qu’il joue bien où il est fort (Les quartiers abidjanais en regorgent). Mais parce que le club formateur travaille à polir les atouts du joueur. Et c’est un gros travail.

C’est un investissement qui oscille entre 8 et 20 millions par mois. Au bas mot. Rien que pour cela, il faut qu’il soit rentable. Car ce n’est pas un jeu.

La caricature de Drogba

Et c’est un peu cet aspect que Drogba a traduit dans sa formule caricaturale et donc peu heureuse : « Ce n’est pas rentable, ni un bon investissement de prendre un club en Côte d’Ivoire »

Le club formateur doit former des athlètes performants, le projet est lourd et « budgétivore », « minutivore », « énergivore ».

Surtout avec la concurrence alentour. La concurrence répandue au Brésil, en Asie, au Sénégal où le budget est de 2 milliards annuels, au Maroc de 3 milliards. Bref, un club est une responsabilité. C’est l’énergie de toute une vie. Quand un club recrute un joueur jeune, il est bien obligé de protéger ce jeune et de se protéger lui-même le club.

C’est  pour cette raison que les clubs travaillent dans un cadre organisationnel, juridique doté de lois et règles. Les clubs quand c’est en Côte d’Ivoire, confient donc cette protection à la Fif.

Par des contrats de formation. Et dans le cas de l’affaire Datro, c’est la Fif qui a, contre toute attente, facilité le vol du joueur par un club norvégien. C’est elle qui a fourni un Cit, (certificat international de transfert) au mépris du droit, au club étranger.

Quelque part, spolié, Abidjan City, le club ivoirien de D3 a raison de rêver autre chose pour la Côte d’Ivoire, pour le foot africain et pour lui-même.

mettre fin au Trafic humain

Il a donc raison de porter cette affaire du rapt footballistique, de trafic humain avec complicité en interne, devant le Tas. Et il a encore plus raison de refuser que les plus forts se croient tout permis, sans craindre d’abuser.

Car derrière la posture condescendante d’un club norvégien incapable de faire une bonne formation, se cache l’imposture d’un club qui vient s’approprier le travail ivoirien. Avec la complicité d’autres ivoiriens dont le rôle premier est d’éviter ces scandales.

Le club ivoirien de D3 est supérieur au club de Molde en termes de travail et de formation et le cas Datro le prouve. Formé en Côte d’Ivoire Datro est le plus gros transfert norvégien, loin devant Haalang, le joueur formé en Norvège et vendu moins cher que Datro à Manchester City.

Il n’y a pas donc pas souveraineté ivoirienne parce que la Fédération ivoirienne ne protège pas son club. Alors qu’en réalité c’est son rôle premier.

Elle a le droit, pardon… le devoir de dire non, si on veut envoyer des Ivoiriens dans les règles de la fraude. Et voler le travail de sueur et de réflexion des Ivoiriens ?

Idriss Diallo et Sam Etiassé impliqués ?

La Fif en cautionnant un marché sans règle, sacre et consacre la concurrence déloyale entre les pays du sud et ceux d’Europe.

Elle Installe la loi du club le plus cupide et prouve qu’on est l’un des rares pays où il n’existe pas administrativement, de patriotisme sportif.

On marche sur la tête et Abidjan City n’en veut pas.

C’est pourquoi, Sam Etiassé, le Directeur exécutif de la Fif au moment des faits. Françoise Djoman, responsable du Tms (mécanisme de transfert) à la Fif pour ne citer qu’eux, seront entendus en qualité de témoins. L’actuel Président Idriss Diallo avec son statut de vainqueur de la Can, et de Président après le litige pourrait être épargné. Pour l’instant. Mais Diallo connait parfaitement ce dossier. Lui qui a reçu et  félicité publiquement et la mère et le joueur devant caméras et sur les réseaux sociaux. Pour ce transfert qu’il savait pourtant frauduleux.

La mère Valérie Datro injoignable ces dernières heures est poursuivie pour faux en écriture privée.

« Ce problème de vol des joueurs africains par l’Europe, n’est pas un problème d’Abidjan City. Abidjan City plaide pour une cause continentale. »

C’est Guy Demel, entraineur adjoint de l’équipe nationale qui le disait.

AK

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