Abidjan est considérée comme une ville où prospèrent les cybercriminels. Cette image est astiquée cette
Les « brouteurs » sont des individus impliqués dans des activités de cybercriminalité. Notamment la fraude sur Internet, souvent associée à des escroqueries par e-mail. Leur activité illégale implique l’usurpation d’identité, le phishing et d’autres formes de tromperie en ligne. L’objectif reste toujours de voler de l’argent aux victimes.
Leur mort tragique est due à plusieurs facteurs. Tout d’abord, leur mode de vie les expose à des risques. Par exemple les conflits avec d’autres criminels. D’autres fois, ce sont des représailles de victimes ou même des actions répressives des forces de l’ordre. En outre, les brouteurs sont impliqués dans des activités dangereuses en dehors de leurs activités criminelles en ligne. Citons la violence ou le trafic de drogue. Toute chose qui accroît leur vulnérabilité à des situations dangereuses.
Le chômage des jeunes est un défi majeur
Enfin, il est important de noter que les activités criminelles ont souvent des conséquences imprévues et non intentionnelles. Donc les individus impliqués dans ces activités sont confrontés à des risques graves pour leur vie. Que ce soit en raison de conflits avec d’autres criminels, de représailles des victimes ou d’autres circonstances imprévues.

Le problème est qu’Abidjan, la plus grande ville et le principal centre économique de la Côte d’Ivoire, est souvent associée à la cybercriminalité. Aussi au broutage pour plusieurs raisons.
La première raison est l’infrastructure et la connectivité Internet. Abidjan dispose d’une infrastructure de télécommunications relativement développée et d’une connectivité Internet assez répandue. Cette connectivité facilite l’accès à Internet et donc aux outils nécessaires pour mener des activités de cybercriminalité, y compris le broutage.
L’autre cause est la démographie et le chômage des jeunes. Comme dans de nombreuses grandes villes africaines, Abidjan a une population jeune, avec un pourcentage élevé de jeunes adultes. Et certains jeunes se tournent vers des activités illégales telles que le broutage pour gagner de l’argent.
une communauté technologiquement compétente
Une autre explication est la présence d’une communauté technologiquement compétente. Abidjan abrite une communauté technologiquement compétente, comprenant des individus formés dans des domaines tels que l’informatique, la programmation et les technologies de l’information. Certains de ces individus peuvent être attirés par les possibilités de profit rapide offertes par le broutage.
Des efforts sont déployés pour lutter contre la cybercriminalité en Côte d’Ivoire
On peut aussi ajouter la faible application des lois. Bien que des efforts soient déployés pour lutter contre la cybercriminalité en Côte d’Ivoire, l’application des lois peut être inefficace en raison de divers facteurs, notamment la corruption, le manque de ressources et la complexité des enquêtes sur la cybercriminalité.
N’oublions pas la réputation historique. En raison de cas médiatisés de cybercriminalité impliquant des individus basés en Côte d’Ivoire, Abidjan a acquis une réputation de plaque tournante du broutage et d’autres formes de cybercriminalité. Cette réputation peut être exagérée mais contribue à perpétuer l’association entre la ville et ce type d’activités.
ETHAN GNOGBO
POUVOIRS MAGAZINE

