Artistes, chanteurs, slameurs, dessinateurs de presse se sont mobilisés pour libérer le correspondant de « Jeune Afrique », à la fois Dp d’actualité.dc en Rdc, mais rien n’y fit.
Le ministère public a requis hier une peine de 20 ans pour avoir trop fouiné le nez dans l’affaire Okendé du nom du député assassiné en Juillet 2023 retrouvé mort dans son véhicule.
Le tribunal a jusqu’au 20 mars pour rendre sa décision.
Les avocats de Stanis Bujakera demande son acquittement et dénoncent une tentative d’intimidation envers lui et tous les journalistes indépendants.
La défense de Stanis Bujakera a souligné l’absence de preuves matérielles et conteste la constitution des infractions. « Le ministère public n’est pas parvenu à démontrer que le document à charge serait l’œuvre de ce dernier et que ce dernier aurait participé à son partage via son compte WhatsApp », explique Me Jean-Marie Kabegela qui, optimiste indique que le but recherché par le ministère public est moins de rendre justice que de dissuader la profession.
A lire aussi: CAN 2023: EMERSE FAE, AVANT LE MATCH COTE D’IVOIRE – RD CONGO :« GARDER TOUJOURS LE MEME ETAT D’ESPRIT »
En principe, les journalistes jouent un rôle crucial dans la société en tant que gardiens de la liberté d’expression, en informant le public et en tenant les gouvernements et les institutions responsables. Dans de nombreuses démocraties, les lois et les protections existent pour garantir que les journalistes puissent exercer leur métier sans crainte de représailles injustes ou de censure.
Cependant, il peut y avoir des cas où les activités journalistiques entrent en conflit avec la loi, par exemple en divulguant des informations sensibles pour la sécurité nationale, en enfreignant le droit à la vie privée, en diffamant des individus, ou en commettant d’autres infractions criminelles.
Dans ces situations, il est généralement considéré comme approprié que les journalistes soient soumis aux mêmes lois et procédures judiciaires que tout autre citoyen. Cela signifie qu’ils peuvent faire l’objet d’enquêtes et de poursuites pénales si des preuves crédibles suggèrent qu’ils ont commis une infraction.
HARON LESLIE
POUVOIRS MAGAZINE

