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Et si Martial Gohourou avait raison ?

Suspension de télé, extinction de voix, et pourtant la plupart de ce que le chroniqueur ivoirien a avancé se concrétise et crédibilise par les propres propos des acteurs du foot. 

C’est d’abord Seko Fofana lui-même qui intervient après la victoire des Eléphants pour la dédier à Gasset : « Je voudrais dédier notre victoire au coach Gasset. Il est parti mais s’il avait été là ça aurait été la même chose ».

En clair on aurait été finalistes heureux.

Ce n’est pas tout.

Ensuite confirmé hier au siège d’une téléphonie, Faé Emerse alors intérimaire s’était laissé à quelques confidences avant de déclarer : « C’est aussi sa victoire, c’est aussi sa CAN (Celle de Gasset). Il était là depuis le début. En fin de compte, s’il a raté deux semaines alors qu’il était là depuis juin 2022 avec les qualifications, la construction de ce groupe…il a fait beaucoup de choses.

C’était ma première expérience professionnelle parce que je n’avais travaillé que dans les centres de formation. J’ai vécu un an et demi avec lui et j’ai appris aussi à avoir une vision du côté entraîneur du monde professionnel parce que je ne connaissais que le côté joueur du monde professionnel. Il a aussi sa grosse part de responsabilité dans le sacre final. » 

Ce propos rencontre l’assentiment de l’intervention du chroniqueur de la Rti 3 suspendu alors que la Haute autorité de la communication audiovisuelle (Haca), l’organe de régulation dont c’est le rôle ne l’a jamais interpellé ? Que fait-on de la liberté d’expression réclamée à cor et à cri ? Pourquoi tous ceux qui ont tenu des propos pronostics pour lesquels ils ont eu tort par la suite ont encore droit de cité ?

Cette liberté d’expression est généralement considérée comme un droit fondamental, et les journalistes et chroniqueurs ont souvent le droit d’exprimer leurs opinions, même si elles peuvent être controversées.

Les chroniqueurs et les journalistes sont souvent soumis à des normes éthiques et professionnelles qui exigent qu’ils fournissent des informations précises, objectives et équilibrées.

Lui reproche t-on son ton? La forme?

C’est au goût du jour, plus personne ne  »murmure » pour ne pas dire autre chose.

Le verbe ivoirien est haut, des fois agressif et le pire c’est qu’on s’y habitue.

AK

POUVOIRS MAGAZINE

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