La main droite portée sur la bouche pour la boucler, l’index et le majeur gauche portés comme un revolver à la tempe lors de l’exécution de l’hymne national.
Cet acte des joueurs de l’équipe nationale du Congo est un geste puissant qui vise à attirer l’attention sur les atrocités et les massacres dans leur pays.
Il met en lumière l’indifférence internationale face à ces tragédies et souligne l’urgence de la situation. Il est important que de tels gestes soient pris au sérieux et que des actions concrètes soient entreprises pour mettre fin à la violence et à l’injustice.
Mais hélas, quand une telle action est posée en Afrique par des Africains, il se trouve confronté à l’indifférence totale de la chimérique « solidarité africaine » tant chantée en comparaison au manque de solidarité des occidentaux.
La sélection de la RDC a fait passer un message. C’était d’abord sur les réseaux sociaux. Puis pendant l’hymne national joué avant leur demi-finale, moment choisi par les Léopards pour se couvrir la bouche et mimer un pistolet braqué sur leur tempe afin de mettre en lumière les violences en cours dans l’est de leur pays.
De quoi ajouter à la fierté d’une compétition aboutie, lorsque, parfois, il y a des choses plus importantes que le football. « Une équipe nationale de football, c’est un moteur pour une nation, a exposé Desabre. Ce soir, c’était un devoir de partager ce moment. »
Reste une médaille de bronze à aller chercher pour parachever l’œuvre congolaise, orchestrée par le technicien français. « Ce serait bien de valider ce tournoi avec une troisième place », a résumé Bakambu, qui n’avait tout de même pas complètement perdu l’usage de la parole, ni pris une balle dans la tête comme ses compatriotes à l’est de la Rdc.

L’hymne américain retentit, les drapeaux s’élèvent dans le ciel et c’est alors que Smith et Carlos brandissent le poing vers le ciel tout en baissant la tête vers le sol pour protester contre le Racisme. L’image est forte, l’action était évidemment préméditée.
DESIRE THEA
POUVOIRS MAGAZINE

