La Côte d’Ivoire et le Ghana sont les deux principaux producteurs de cacao au monde. Quand un consommateur, n’importe où sur la planète, déguste un morceau de chocolat ou un produit chocolaté, il y a fort à parier qu’il consomme un peu de poudre ou de beurre de cacao dont la fève d’origine vient d’un de ces deux pays ouest-africains.
Mais alors, vous dites-vous, si la Côte d’Ivoire et le Ghana occupent une place si importante, ils doivent être les rois du cacao ; et les planteurs, les paysans vivre confortablement. Eh bien pas du tout ! La plupart d’entre eux vivent même sous le seuil de pauvreté défini par la Banque Mondiale.
Des efforts sont pourtant faits par les entreprises et les gouvernements. Beaucoup de monde s’agite pour améliorer les revenus des paysans. En particulier en Côte d’Ivoire. Mais apparemment, cela ne change rien.
Pourquoi ?
En moins de 50 ans, la Côte d’Ivoire a perdu 90% de son couvert forestier et la forêt continue de brûler à petit feu. Des travailleurs pauvres, venus de l’étranger, pénètrent illégalement dans ces territoires, théoriquement classés et protégés, pour déboiser et planter du cacao. Dans l’est du pays, à 25 km d’Abengourou, les habitants assistent impuissants à la disparition de l’un des derniers joyaux du pays.
La résolution des problèmes liés à l’industrie du cacao en Côte d’Ivoire et au Ghana implique une approche holistique qui aborde divers aspects, tels que les conditions de travail des agriculteurs, la durabilité environnementale, la transparence dans la chaîne d’approvisionnement et la lutte contre le travail des enfants.. Il faut un Soutien aux agriculteurs, une fixation de Prix équitable, une durabilité environnementale avec une certification durable pour encourager l’adoption de certifications durables. Une Reforestation par une mise en œuvre des programmes de reboisement pour lutter contre la déforestation associée à la culture du cacao.
Enfin proposons la transparence dans la chaîne d’approvisionnement
JM AHOUSSI
POUVOIRS MAGAZINE

