Jahelle Bonee, chanteuse de jazz, soul R&B propose un album le 13 juin prochain. Il est riche de 13 titres bien variés.
Tout se passe comme si Jahelle était allergique à l’injustice et voulait bien, de toutes les inégalités, s’affranchir. Elle aurait été née aux Etats-Unis que pour sûr, elle aurait marché soit dans les pas, soit aux côtés des Noms comme Rosa Park, Luther King, Malcolm X. Elle aurait été des années pré-indépendance ivoirienne qu’elle aurait marché sur Bassam pour libérer les prisonniers comme Bernard Dadié. Bref, Jahelle aurait eu et même a une musique politique, non pas politicienne mais au sens de redistribution des cartes de réussite sociale. Pour la chanteuse, les choses doivent changer et elle en fait un rêve au creux de ses compositions.
Dans « Femme forte » par exemple, l’un des 13 titres de son album vivement recommandé, elle se veut une voix qui invite les femmes à prendre conscience de leur potentiel dès maintenant, à jouer leur partition d’autant plus qu’avant elles, d’autres femmes ont marqué l’histoire. On citera Marie Koré, Anne Marie Raggy.
Quand elle écrit et compose « Akawa« , refait surface dans sa mémoire, le témoignage d’une femme rencontrée à l’Oif. Alors Jahelle écrit « tu resteras ici » tu ne traverseras pas le désert. C’est une invite à lutter contre l’immigration clandestine.
Cet album « Meet my soul » présage d’une montée en grade, 5 ans après le premier « Beflèmi » où sa voix très Jazz avait averti de son potentiel. Le casting, la distribution cette année en impose grâce à un featuring avec Kajeem dans le titre « Bakan » un autre avec Oswald Kouamé dans « N’Zué ».
Et surtout dans « Nefekakai » où Dieu est avec elle, puisque d’Emmanuel, batteur Or Séry, elle obtient le crédit et l’appui. Sur ce titre elle revient embraser ses thèmes fantômes: les hautes figures noires qui ont tatoué l’histoire. Le 13 juin, il faut aller à la rencontre de l’âme de cette chanteuse Bonee, bonne et bénie.
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