L’un des points faibles du Salon. Cette année, c’était le Gontougo la région à l’honneur, après San Pedro l’an passé. Mais on n’a pas eu de présence institutionnelle ni physique sur le stand.
Pourquoi cette défection? Difficile à comprendre surtout que la région a été annoncée en fanfare et avait eu droit à 4 pages dans le magazine du Sila qui a vanté ses 5 départements: Bondoukou sa capitale, Tanda, Sandégué, Koun-Fao, Transua. Aucun des 150 mille habitants ni même une petite délégation n’a répondu présent. Pourtant tout porte à croire que la région est prompte à aller quêter le savoir, si l’on s’en tient aux nombreuses écoles composant le cycle primaire et regorgeant d’effectifs notables.
Tout comme à ceux du second cycle dont le nombre s’est accru. Le rapport au livre semble distant. Le club littéraire a disparu. La bibliothèque n’arrive pas à assurer le goût de la lecture. Et pourtant le lycée de Bondoukou pour ne citer que lui a ouvert ses portes depuis 1966 est aujourd’hui scindé en 2 avec 5000 élèves. Il a été doté d’une salle multimédia érigé avec le concours d’une téléphonie mobile. Mais à ce jour cette salle n’existe plus pour avoir été visitée par des bandits qui ont emporté l’essentiel des équipements informatiques.
Même Tanda et sa riche culture, ses traditions telles que la fête des ignames, le festival des danses, la fête de l’Adayé n’ont pas été des arguments suffisamment pour que le Gontougo assouvisse les attentes de ses populations et de celles des autres régions dont l’Abidjanaise qui l’a attendu en vain au rendez-vous du livre. Le pire c’est certainement le fait que le Président du conseil régional du Gontougo, Kobenan Kouassi Adjoumani, Ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture et du développement rural soit à la base un professeur donc partie prenante du savoir et de la pensée.
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