« L’éternel amour » de Maurice Bandaman sera dédicacé ce dimanche 23 avril à 14h au festival du livre de Paris. Il est le 13e livre de l’auteur dans lequel après une déception amoureuse, le héros, Adama apprenti chauffeur de gbaka, commence une aventure au sortir de laquelle il espère devenir riche et reconquérir le cœur de la belle Awa que son ancien patron, «Warifatchè», lui avait ravie.
Déterminé à se rendre à La Mecque, en Arabie Saoudite (il a appris que l’on s’y enrichit à la vitesse de l’éclair), le désormais ex-apprenti chauffeur, commence son voyage par le Mali. Il y fait la rencontre d’un vieil aveugle, qui lui fait payer au prix fort «trois paroles importantes», écoute la voix d’ «Akèdèwa», sa bonne conscience et se détache petit à petit des choses matérielles.
Véritable parcours du combattant, mais aussi quête effrénée du savoir islamique, de l’élévation spirituelle et morale, le voyage d’Adama le fait successivement passer par des hauts et des bas. Il jubile par exemple lorsqu’il gagne 70 millions de francs au Pari mutuel urbain (Pmu), mais déchante quelques temps après lorsqu’on lui annonce que son ticket est faux (pages 65, 66, 67). S’il ne s’offusque pas de cette perte, c’est parce qu’Adama n’a pas oublié une des bonnes paroles prodiguées par le vieil aveugle : «Dans la vie, personne ne sait son jour de gloire».
Persuadé que le sien n’est pas loin, Adama s’évertue à traduire en actes tous les commandements du vieil aveugle. Au bout du compte, il rentre chez lui aveugle, castré mais riche comme Crésus. Il retrouve la belle Awa, défigurée et enlaidie après une guerre farouche qui a endeuillé son pays
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